Togo: « Il y a une absence de contre pouvoir parlementaire sérieux au Togo »
« On vous invite à venir boire du lait, vous vous mettez à compter les boeufs ! ». Cette phrase prononcée à l’hémicycle à un parlementaire supposé de l’opposition symbolise aujourd’hui l’absence criarde de contre pouvoir parlementaire au Togo », regrette l’économiste Thomas Koumou.

Le mardi 12 octobre dernier, une nouvelle Coalition de la Société Civile venait de voir le jour. Il s’agit bien évidemment de la Coalition LIDAW sortie avec des préoccupations.

La décision d’une partie non négligeable de la Société Civile de se lancer sur une trajectoire de la gouvernance citoyenne se fonde sur de multiples raisons. Thomas Koumou, l’un des membres de cette Coalition, lors de la cérémonie a laissé entendre avec regret qu’il n’y avait plus de contre pouvoir parlementaire sérieux au Togo. Pour lui, les députés de l’opposition de l’Assemblée nationale font piètre action en faveur du peuple et ne cherchent pas à agir au mieux être des Togolais.

« Nous avons également constaté que notre parlement ne fait pas de contrôle efficace de la gouvernance économique. Prenons l’exemple du phosphate où il n’y a aucun audit et aucune investigation de la part de ces élus du peuple pour venir présenter au peuple des rapports qui nous prouvent que notre industrie phosphatière se porte bien ou est bien gérée. Nous avons à peu près 577 milliards de FCFA de production en 2007 et 2019 soit 7 millions de tonnes de phosphate selon le rapport du commerce extérieur de la banque Centrale. Dans ce même rapport, j’ai dit que nous exportons du pétrole au Togo. Le parlement ne joue aucun rôle pour éveiller la conscience des Togolais », a-t-il regretté.
Pour le Coordonnateur de LIDAW, le Togo se trouve à la croisée des chemins. Dans l’échelle des besoins de l’humain, on a l’inquiétude qui se transforme en préoccupation, lorsque la préoccupation n’est pas satisfaite, elle se transforme en revendication et lorsqu’elle vieillit, elle se transforme en manifestation. La Coalition LIDAW avoue être à l’étape de préoccupation. Avec elle, Thomas Koumou et ses amis ambitionnent offrir une nouvelle alternative pour les Togolais. Leur dix premières préoccupations ont été énumérées devant les professionnels des médias mardi. FIN
