Rôle crucial des médias dans la résolution 1325 du Conseil de Sécurité de l’ONU : AfrikElles remue le cocotier

Depuis mardi 27 janvier 2026, des médias venus des cinq régions économiques du Togo sont encouragés à amplifier la voix des femmes, en déconstruisant les stéréotypes et en promouvant leur participation aux processus de paix.
Une thématique importante tant du point de vue professionnel que citoyenne.
Cette formation portée par le media togolais AfrikElles avec le soutien de l’ONG Equipop s’inscrit dans le cadre du projet « Action des médias au féminin pluriel: Mobilisation des femmes et des jeunes pour la consolidation de la paix et de la cohésion sociale au Togo ».
Il ne s’agit pas d’un simple exercice académique, mais d’une invitation aux médias à remplir leur mission avec plus de justesse et d’humanité.

« L’objectif de cette formation est simple, amener les médias à instaurer dans leur rédaction des programmes dédiés aux thématiques femmes, paix et sécurité et en même temps à insérer dans leur programme , la question de la violence basée sur le genre. De façon générale on en parle, mais spécifiquement, on ne sait pas de quoi il s’agit », a fait savoir Eugénie Gadedjisso Tossou, Directrice générale de AfrikElles.
Ces medias venus de divers horizons vont se familiariser pendant deux jours aux questions de féminisme, de paix, de cohésion sociale en phase avec l’agenda Femme, Paix et Sécurité en lien avec l’agenda « Femmes, Paix et Sécurité » (FPS), initié par la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies en 2000.
Il s’agit d’un cadre international visant à accroître la participation des femmes à la prévention, la résolution des conflits et à protéger leurs droits.

Traiter des violences basées sur le genre, parler de féminisme dans le context actuel, ou couvrir les enjeux de paix et de securité, exige non seulement des connaissances techniques mais également une conscience aigue de l’impact des mots et des images. C’est pourquoi le ministère de la communication et des médias voit d’un bon oeil cette initiative de AfrikElles.
« Parler de paix et de cohésion sociale sans parler des femmes, reviendrait à bâtir une maison sans fondation. L’histoire qu’elle soit ancienne ou contemporaine nous enseigne que lorsque les femmes sont tenues à l’écart des processus de décision, la paix reste fragile et parfois illusoire. A l’inverse, lorsque la voix des femmes est attendue, la société avance avec davantage d’équilibre et de résilience », a rappelé Franck Missité, Directeur de Cabinet du ministère de la communication et des médias, representant Madame le Ministre.

En clair, cette formation dédiée aux hommes de médias s’inscrit dans la ligne droite de la promotion de la femme au Togo. Un choix politique assumée par les plus hautes autorités du pays et qui traduit réformes, programmes et une attention constante portée à la place des femmes dans la vie publique, économique et sociale.
Une volonté que les médias ont la responsabilité d’accompagner.
L’autre volet du projet « Action des médias au féminin pluriel: Mobilisation des femmes et des jeunes pour la consolidation de la paix et de la cohésion sociale au Togo » sera de ficeler un contrat avec les médias du septentrion pour des émissions et productions en langue locale au profit de leur communauté en lien avec la thématique.
« Nous partons d’un fait que des femmes font un grand travail au sein de leur communauté pour la paix et la sécurité et pour rehausser l’economie de notre pays mais ce travail n’est pas valorisé. C’est l’occasion d’encourager les médias à parler de ce que les femmes font dans leur communauté pour que d’autres femmes s’en inspirent et jouent leur partition », a conclu Eugénie Gadedjisso Tossou
NPA
