26 août 2026 l Accord BBNJ : Le HCM souhaite l’ouvrir à un débat public

Le Togo place la mer, la protection du littoral, la sécurité des populations et le développement d’une économie bleue durable parmi les dimensions stratégiques du développement nationale. Depuis mercredi 26 août, le Haut Conseil pour la Mer (HCM) embarque les professionnels des médias avec lui pour faire de l’Accord BBNJ, une véritable question de société.
Le HCM partage avec les professionnels des médias les dispositions de l’Accord BBNJ.
Deux jours d’échanges consacrés à l’Accord relatif à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale.


Pour information, l’Accord BBNJ (pour Biodiversity Beyond National Jurisdiction, ou traité sur la haute mer) est un traité international juridiquement contraignant adopté le 19 juin 2023 et entré en vigueur le 17 janvier 2026. Il vise la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine dans les zones situées au-delà de la juridiction nationale, qui couvrent les deux tiers des océans.

Selon Laré Pemn, Directeur de Cabinet du Haut Conseil pour la Mer, l’Accord BBNJ doit être mis au cœur du débat public.
« Adopté le 19 juin 2023, après plus de quinze années de négociations internationales, cet Accord vise à assurer la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine au-delà des juridictions nationales. Il s’articule autour de quatre piliers majeurs les ressources génétiques marines et le partage des avantages; les outils de gestion par zone, notamment les aires marines protégées les études d’impact environnemental: enfin, le renforcement des capacités et le transfert des technologies marines.
Ces notions sont techniques. Certaines relèvent du droit international, d’autres des sciences biologiques, de l’environnement, de l’économie ou des technologies marines. Elles peuvent donc paraître éloignées des préoccupations quotidiennes du citoyen
C’est précisément là que votre responsabilité prend tout son sens.
Informer sur le BBNJ ne consiste pas simplement à reprendre un communiqué, à rapporter les conclusions d’un atelier ou à reproduire le vocabulaire des experts. Il s’agit de comprendre suffisamment les enjeux pour les expliquer avec exactitude, de rendre intelligible ce qui paraît complexe et de rapprocher les questions de haute mer des préoccupations concrètes des populations
Comment expliquer à un auditeur de radio ce que signifie une zone ne relevant pas de la juridiction nationale? Comment présenter une ressource génétique marine sans dénaturer sa signification scientifique? Comment expliquer l’intérêt d’une aire marine protégée ? Comment montrer qu’un accord concernant des espaces situés parfois très loin de nos côtes peut également présenter un intérêt pour un pays côtier comme le Togo?
Voilà quelques-uns des défis auxquels cet atelier doit nous aider à répondre », a-t-il déclaré.

Pendant deux jours, les professionnels des médias sont en apprentissage sur les dispositions de l’Accord BBNJ à Lomé.
En clair, ils Interrogent les concepts, vérifient les informations, identifient les bonnes sources et recherchent les angles qui permettront de rapprocher le BBNJ du citoyen.

L’ambition du HCM en organisant cette formation est claire, faire des journalistes des acteurs qui pourront contribuer à faire de l’Accord BBNJ non seulement un sujet institutionnel, mais une véritable question de société.
Il s’agit également d’ouvrir le dialogue durable entre médias, institutions et experts, afin que les professionnels de l’information puissent accéder plus facilement aux données, aux connaissances et traitement rigoureux des questions océaniques.
Le HCM attache une importance particulière à cette dynamique.
« La gouvernance maritime ne peut demeurer confinée aux administrations et aux cercles spécialisés. Elle doit entrer dans l’espace public, être expliquée, débattue et comprise », a lancé le Directeur de Cabinet Laré Pemn.
