Grave accident à Wahala/Doit-on laisser circuler n’importe quel bus sur nos routes ?
C’est une grande tragédie ! Les images sont choquantes. Nos mamans à la recherche de la subsistance quotidienne de leurs familles ont laissé leur vie dans un accident de la circulation à Wahala. Le Togo a passé une journée noire ce mardi 28 juin 2022. Mais avez-vous apprécié l’état du bus à l’origine de ce drame ? Pour le transport des passagers, doit-on laisser circuler n’importe quel véhicule sur nos routes ?
10 morts et 14 blessés, c’est le bilan provisoire enregistré suite à ce grave accident impliquant un bus qui devrait s’arrêter au marché de Glei. Les Togolais sont tous sous le choc !!

Mais depuis l’annonce de cette mauvaise nouvelle avec des images donnant des frisons qui ont circulé sur les réseaux sociaux, le bus transportant majoritairement des femmes commerçantes qui a fini sa course dans un ravin, a attiré notre attention.

L’idée de ce carnet est d’attirer l’attention des autorités sécuritaires sur l’état des véhicules de transport des passagers qui se baladent et faisant de longs voyages. Doit-on laisser n’importe quel bus transporter nos mamans héroïnes qui chaque jour font ces trajets à la recherche de la subsistance quotidienne de leurs familles ?
La sécurité de ces transports collectifs libéralisés doit davantage interpeller nos autorités. C’est ce dont nous faisons écho dans cet article.
Ce genre de bus parfois en de très mauvais états est nombreux sur nos routes. ils font le plus souvent Lomé- Vogan-Tabligbo Lomé-Kpalimè. Pire, vous les verrez sur la nationale numéro allant au nord du pays malgré leur état . Comment sont-ils contrôlés? Les conducteurs, sont-ils régulièrement encadrés ? Le plus choquant, c’est de voir ce type de véhicule avec une visite technique à jour. C’est incompréhensible !
Le monde du transport est un univers à part, une antichambre et une extension des villes et des campagnes. Il est un espace qui exige patience, organisation et adaptabilité, car existe t-il toujours une part d’incertitude.
Les conducteurs des bus ont une obligation non seulement de passer régulièrement au crible leur autocar, mais aussi de suivre une remise à niveau au moins chaque 3 ans. De plus, ils ne peuvent conduire plus de 4 heures et 30 minutes consécutives sur des services occasionnels et sur des services réguliers dont le parcours dépasse des kilomètres. Malheureusement, au Togo, ce n’est pas le cas.
Se déplacer n’est jamais un acte banal, même s’il est de plus en plus fréquent. Nos mamans, qui prennent ces bus, sont quotidiennement en danger sur nos routes.
Les contrôles de police doivent s’avérer très fréquents désormais. Il est impératif qu’ils deviennent même parfois de vrais rituels de passage qui fait partie des joies de la route. Il n’est pas rare de constater que le moindre prétexte soit utilisé pour justifier un contrôle voire une amende pour faute (souvent) imaginaire pendant que les bus qui circulent sont moins désirables. Ce sont nos mamans qui paient le prix à la fin.
Pour le transport des passagers, doit-on laisser circuler n’importe quel bus faire de longs trajets ? La question demeure.
Pourvu que ce nouveau drame interroge et stimule à des actions concrètes !! FIN
NPA
