Togo: L’OMS vent debout contre les abus et harcèlements sexuels
La lutte contre les abus et harcèlements sexuels devient un défi majeur pour l’organisation mondiale pour la santé (OMS). D’où son concept « Non aux abus et exploitations des harcèlements sexuels ». Le concept a fait objet d’une mini retraite de formation de l’ensemble du personnel de l’organisation au Togo en solidarité avec les 16 jours d’actions, du 25 novembre au 10 décembre 2022 à Baguida, commune Golfe 6.
Coïncidant avec la célébration des 16 jours d’activisme et de campagne contre les violences basées sur le genre, l’OMS en organisant cette retraite à l’endroit de son personnel veut prôner « zéro tolérance par rapport aux abus exploitations et harcèlements sexuels ».

« Aujourd’hui la situation est telle que, l’OMS est engagée à lutter efficacement contre ce fléau qui met en mal les communautés que nous sommes censés servir puisque lorsqu’il y a des situations d’urgence, il y a les communautés qui sont affectées dans une situation vulnérable, le devoir de l’OMS, c’est de les protéger dans le domaine de la santé, pas d’aller abuser de ces communautés. Donc le message qui nous réuni, c’est que tout le staff de l’OMS puisse s’engager à adopter les meilleures pratiques possibles dans le respect du code de conduite de l’OMS pour la prévention et des abus exploitations et harcèlements sexuels afin que les communautés que nous servons puissent être en sécurité, mieux protégé et puissent avoir confiance en nous par rapport à l’aide que nous les apportons », a laissé entendre Dr. ALASSANI Issifou, point focal OMS prévention et réponse aux abus exploitations et harcèlements sexuels.

Conformément à la stratégie de la prévention de l’exploitation des abus et de harcèlements sexuels, les mesures destinées à y remédier à l’horizon 2025 pour la région africaine, l’OMS veille à créer un environnement pour le personnel et les bénéficiaires afin qu’ils soient exemples des abus d’exploitation et de harcèlements sexuels et où chacun est traité avec respect et dignité.
Selon Dr. DIALLO Fatoumata Binta Tidiani, représentante résidente de l’OMS au Togo, dans toutes les communautés où intervient l’OMS, les individus ont le droit d’être traités avec dignité et respect et de recevoir protection et assistance sans crainte d’exploitation et d’abus sexuels.
« L’OMS a la responsabilité de prévenir de telles violations. Étant donné qu’elles sont fondées sur un rapport de force inégal, les relations sexuelles entre les membres du personnel de l’OMS et les bénéficiaires de l’aide nuisent à la crédibilité et à l’intégrité du travail de l’OMS et de l’Organisation des Nations Unies. De ce fait, elles sont fortement interdites. Il convient de noter aussi que sur le lieu de travail de l’OMS, tous les membres du personnel ont le droit à un environnement favorable, respectueux et exempt de harcèlement sexuel. L’Organisation a la responsabilité de créer et préserver un tel environnement », a-t-elle souligné.

Au terme de cette mini retraite, un code de conduite visant à prévenir le harcèlement, y compris le harcèlement sexuel lors des manifestations de l’OMS a été signé par le point focal OMS prévention et réponse aux abus exploitations et harcèlements sexuel, Dr. ALASSANI Issifou et la représentante résidente de l’OMS au Togo, Dr. DIALLO Fatoumata Binta Tidiani. Le code de conduite est signé par tout le staff. FIN
Romuald
