Togo: Mettre fin au commerce illégal des espèces sauvages
Le Togo s’est engagé à respecter la législation en vigueur contre le trafic des espèces sauvages. Un rappel sur cette disposition a été effectué pendant une journée, à Lomé, aux parties prenantes issues des secteurs des transports et des finances, ainsi que d’agences chargées
de l’application de la loi.
50 parties prenantes issues des secteurs des transports et des finances, ainsi que d’agences chargées de l’application de la loi ont vu leur capacité renforcée ce jeudi 26 janvier 2023 sur la législation en vigueur contre le trafic des espèces sauvages au Togo.
C’est une initiative conjointe de la Direction des ressources forestières et du ministère de l’Environnement et des ressources forestières avec l’appui de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), par le biais du Programme pour la Biodiversité et le Développement à Faibles Émissions en Afrique de l’Ouest (WABiLED).
Par la formation de Lomé, il s’agit de faire face au problème urgent posé par le trafic des espèces sauvages qui
dévaste la région.
En rappel, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées (CITES) est un accord multilatéral veillant à protéger les plantes et les animaux des menaces afin que le commerce international ne conduise pas à leur péril.

D’après Naveed Khan, spécialiste principal de la criminalité financière, WABiLED, « En valeur monétaire, on estime que les organisations criminelles impliquées dans ce commerce à l’échelle mondiale génèrent presque 24 milliards de dollars par an ; par conséquent, les solutions doivent tenir compte des actions stratégiques aux niveaux national, régional et international, ce qui suppose une approche engageant l’ensemble de la société afin de freiner et, à terme, d’éliminer cette menace ».
WABiLED appuie les Organes de gestion de la CITES des Etats membres de la CEDEAO et en particulier le Togo pour renforcer les capacités des réseaux et institutions impliqués dans la gestion des ressources naturelles et de l’application de la loi afin de mettre fin au commerce illégal des espèces sauvages.
Cette activité est une recommandation de la
CEDEAO qui vise à sensibiliser tous les acteurs afin de mieux combattre le trafic des espèces sauvages, tels qu’envisagés dans la Stratégie de lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages en Afrique de l’Ouest
(WASCWC). La prochaine destination sera la Côte d’Ivoire et le Nigéria. FIN
