SOCIETE

Togo: Le Parlement n’est pas ouvert

L’étude sur « Un index sur le Parlement ouvert » réalisé en juin 2022 révèle que sur 13 pays de l’Afrique de l’Ouest, le Togo est positionné à la 11ème place. Autrement dit, le Parlement togolais n’est pas ouvert. Les Organisations de la société civile (OSC), ce bras de pression , veulent pallier cette insuffisance. Les acteurs en parlent entre eux ce mardi 28 mars dans le souci de renforcer l’état de droit.

Les OSC sont à l’avant-garde des activités de développement. Difficile pour elles de collaborer étroitement avec le Parlement au Togo. Cela se justifie, la relation entre les deux entités étant embryonnaire.

En tant que représentant du peuple, les parlementaires ont le devoir de relayer les aspirations des citoyens qui souhaitent réaliser leur potentiel.

Depuis mars 2022, à la faveur d’un atelier de renforcement des capacités sur le réseautage à l’endroit des organisations de la société civile en collaboration avec le réseau régional Parliamentary Network Africa (PNAfrica)PNAfrica et l’appui financier du National Endorment of Democracy (NED), un réseau du suivi parlementaire a été mis en place. Ce mardi 28 août, dans le cadre du projet : « Contribution de la société civile pour le renforcement de l’insertion entre le Parlement et les citoyens au Togo », une journée de travail du réseau a réuni les membres à Lomé.

  • « L’intérêt de l’ouverture d’un parlement est très simple. Plus le Parlement est ouvert, plus la population est au parfum en temps réel des actions des élus. Quand on prend par exemple le cas des travaux au niveau de la Commission des lois ou des séances plénières, nos populations n’ont aucune idée du contenu de ces travaux. Dans d’autres pays, ces travaux sont communiqués aux populations et leur permettent de voir l’évolution des choses. La démocratie participative voudrait qu’on puisse faire des observations au lieu d’attendre cinq ans après avant de faire ces observations. Cela va dans l’intérêt aussi du parlement et contribue à la vitalité de la démocratie », a précisé Justin Badjaliwa, Coordonnateur du programme regional-Afrique du CACIT.

Ce cadre de travail est une initiative du Collectif des Associations Contre l’impunité au Togo (CACIT) avec les autres membres du réseau « parlement ouvert » dans le souci de renforcer l’état de droit , la démocratie et le contrôle citoyen de l’action publique.

L’objectif est de renforcer les capacités des membres du réseau sur les activités de surveillance parlementaire, de créer les conditions nécessaires afin de renforcer le cadre de collaboration entre le Parlement et les acteurs de la société civile, d’outiller les membres du réseau sur les bonnes pratiques en matière de collaboration avec le Parlement, de mettre en lumière le cadre juridique et du fonctionnement de la représentation nationale et les défis auxquels les OSC sont confrontées.

Pour les OSC, les populations locales pourront véritablement contribuer à ce que l’opinion et leurs besoins soient pris en compte dans la conception des programmes de développement en collaborant le plus souvent avec le Parlement.FIN

NPA

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *