Théâtre : Il se passera du spectacle « pseudo-vie familiale » à Lomé
La pièce de théâtre « Une pseudo-vie familiale » du Togolais Joël Ajavon et mise en scène par Luc Alanda KOUBIDINA, un spectacle déchirant et percutant, fera objet de quelques deux représentations gratuites à Lomé.
Après le Bénin, le jeudi 04 mai au Centre culturel Fiôhomé à Agoè plateau et le vendredi 05 mai 2023 à l’Université de Lomé, Scène Bella Bellow club Unesco, la pièce de théâtre « Une pseudo-vie familiale » sera représentée sur scène.

Accréditée à l’Ecole Internationale de Théâtre du Bénin, cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Agir ensemble pour grandir » qui ambitionne de faire de l’atelier nomade, une fabrique de spectacle.
En effet, l’Ecole Internationale de Théâtre du Bénin réunit des comédiens dans le creuset d’une troupe de théâtre et singulièrement des metteurs en scène sont invités et des spécialistes du métier pour travailler avec eux. C’est dans cet élan que Luc Alanda KOUBIDINA, un togolais issu de la première promotion des étudiants formés par cette Ecole, a été invité et à qui la carte blanche a été donnée de créer son texte.
- « A la question pourquoi Luc Alanda, c’est simple. Alanda tout simplement parce que je voulais un Togolais de la première promotion de l’Ecole pour faire une création. Parce que c’est une École internationale où le Togo, le Burkina et le surtout le Niger fréquentent assidûment. Je dois faire la part belle à chaque pays dans cet appel à création » a indiqué Alougbine Dine, Directeur fondateur de l’Ecole Internationale de Théâtre du Bénin.

Une pseudo-vie familiale est une comédie qui bouscule la frontière de la tragédie sans jamais la franchir. Et c’est bien-là la différence de la pièce de Joël Ajavon, qui lui double le sujet banal de mari trompé avec celui non moins constant sujet de « partir ailleurs ».
- « Parlant du choix de la pièce, c’était une carte blanche. Elle était dans mon catalogue. Cette pièce est écrite par Joël Ajavon d’une manière humoristique. C’est l’histoire d’une famille. Ce qui m’a intéressé dans cette œuvre est quand on échange autour de l’immigration, il y a beaucoup d’arguments pour expliquer le fait que les gens aillent mourir sur la mer. Dans la pièce, il y a une lettre à la fin qui a attiré mon attention. C’est sur cette lettre que j’ai proposé cette pièce à l’Ecole. Elle parle d’un personnage invisible qui est Jean Paul. Tout est parti de là. L’intention de la mise en scène porte donc sur comment mêler l’humour et cette réalité qui est le non dit du texte. Un drame qui ne se manifeste pas parce que le langage qui se trouve dans la pièce cache beaucoup de réalités », a précisé Luc Alanda KOUBIDINA, Comédien, auteur, metteur en scène.

La scène introductive est essentiellement chorale et représente la voix démultipliée de Jean-Paul parti avant le début du drame. Un personnage qu’on ne voit jamais et qui pourtant brille tellement par la récurrence de son évocation sur scène qu’il devient du coup plus présent que ceux qu’on voit en chair sur le plateau pendant une heure. Luc Alanda Koubidina a traité cette œuvre d’Ajavon de façon atypique. Du texte chanté et rapé, des textes et chants chorals, presqu’un opéra sans instrument de musique substitués par une bande son soigneusement réglée par Sahada Bio, l’assistante à la mise en scène.
L’entrée de la représentation est totalement gratuite au Centre Fiôhomé le jeudi 04 mai et sur la scène Bella Bellow le vendredi 05 mai à 20 heures. Le public qui viendra voir et écouter vivra des moments forts d’humour et certainement se questionnera. Un débat est prévu à la fin de ces représentations.FIN
NPA
