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Dédicace du livre « Mgr Nicodème Barrigah-Bénissan, de l’Evangile à la politique » : Un journaliste rend un hommage vibrant à une figure majeure de notre temps

Suite à un entretien autobiographique avec l’homme de Dieu, découvrez dans ce livre de 286 pages, les coulisses d’une vie de pasteur, de diplomate et d’artiste. Un livre à accueillir comme un appel.

Mardi 24 mars 2026, le journaliste MAX-SAVI Carmel, pour avoir la grace de connaître de près feu Monseigneur Nicodème Barrigah-Bénissan comme Pasteur, entouré des hommes de Dieu, des amis, de ses confrères, a célébré la trajectoire de l’homme qu’il a été à travers la sortie du « Mgr Nicodème Barrigah-Bénissan, de l’Evangile à la politique » co-édité par les deux.

« À la fin d’une longue interview en octobre, l’idée d’écrire ensemble ce livre s’est nettement dessinée. Je l’émettais, enthousiaste, mais le prélat ne semblait pas motivé. Je suis parti en lui faisant deux prédictions dont l’une s’est vite réalisée, celle qui fera de lui ar-chevêque de Lomé, dans la foulée de la publication du portrait en novembre 2019. La deuxième prédiction, qui ne se réalisera malheureusement jamais, est son élé-vation « inévitable » au cardinalat. L’idée en elle-même peut paraître fort farfelue, même si le choix ne revient, en ultime ressort, qu’au souverain pontife. Mais, un certain parcours a pu, tout au long de l’histoire récente de l’Église, prédestiner de nombreux prélats au cardi-nalat. D’abord, Mgr Barrigah a été formé dans les ins-titutions romaines. Trois universités pontificales dont la légendaire Académie Pontificale qui forme les nonces apostoliques, ambassadeurs de l’État du Vatican dans le monde entier. Ensuite, Nicodème Barrigah a été membre du service diplomatique et chargé d’affaires du Saint-Siège en Israël, parcours plutôt d’exception. Enfin, il est archevêque, ce qui est un profil courant chez les po-tentiels cardinaux. Au fil des années, l’Église du Togo a pris de l’importance au sein de l’Église universelle et pays-continent est secouée par le scandale de la pédo-philie qui mine l’Église, je pars à Cotonou via Lomé. Au Bénin, je devrais faire un papier sur le prestigieux Grand Séminaire Saint Gall, à la demande du service français d’Aleteia. L’imposante maison de formation de futurs prêtres à Ouidah avait reçu des séminaristes de toute la sous-région, dont un certain Nicodème Barrigah qui y avait fait des études de philosophie et de théologie dans les années 1980.
C’était après une escale à Bruxelles que je remarque la présence de ce dernier à bord du vol. D’autant que je ne m’attendais pas à voir un prélat de ce niveau en classe économique. Certes, il n’était pas encore l’ar-chevêque de Lomé. Mais il était déjà évêque, à la tête du diocèse d’Atakpamé (sud Togo). Tout au long du vol qui passera entre autres par Accra, je discute avec lui. Ouverture, simplicité, modestie, humilité, ses qualités sont frappantes. Tout le long de ces échanges inattendus, l’idée du présent livre-entretien m’est apparue pour la première fois. Nous avons échangé des contacts. Trois mois plus tard, providentiel hasard, je reçois d’Aleteia, le média catholique multilingue, une commande inattendue. Un portrait de Mgr Barrigah. Et une consigne clairement anglée, mettre en exergue sa carrière de diplomate et de musicien » ,
a confié MAX-SAVI Carmel, co-éditeur du livre « Mgr Nicodème Barrigah-Bénissan, de l’Evangile à la politique».

Influent homme d’Église, l’ancien président de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) du Togo a été au croisement de faits historiques et de crises importantes. Sa stratégie, à la fois de fermeté, de transparence et de concessions en a fait une personnalité populaire et adulée dans un pays où l’Eglise est un acteur politique de premier plan.
Avant son retour au Togo comme évêque d’Atakpamé en 2008, Mgr Barrigah a servi dans de nombreuses ambassades du Vatican, notamment au Rwanda, au Salvador ou en Côte d’Ivoire. Il a été Chargé d’affaires du Saint-Siège près l’État d’Israël, son dernier poste comme diplomate. Pluridimensionnel, Mgr Barrigah fut à la fois, Exégète, théologien, expert en droit canonique, diplomate, écrivain et musicien qui a réussi à faire une synthèse de toutes ces sciences devenues sagesse de vie chez lui. Pudique et taciturne, il revient ici, sans langue de bois, sur son enfance, sa famille, sa vie de séminariste, son apostolat de prêtre, ses études à Rome, sa fonction d’évêque tout en détaillant sa vision du monde. Passant en revue son engagement politique, sa présidence de la CVJR, ses relations avec les dirigeants et le peuple du Togo, il explique ses prises de position, justifie ses décisions, et évoque ses relations avec divers papes. Le prélat, fondamentalement aligné sur la position de l’Église envers la franc-maçonnerie, argumente sa posture face aux loges et éclaircit quelques zones d’ombre, énumère ses regrets et présente ses rêves et projets.

Le livre « Mgr Nicodème Barrigah-Bénissan, de l’Evangile à la politique » qui vient d’être dédicacé est à la fois un témoignage poignant et un testament spirituel et politique pour Mgr Anani Nicodème Barrigah-Bénissan qui mourra quelques semaines après ces longs entretiens qu’il a accordés, durant une année entière, de Lomé à Rome, de Cotonou à Paris, à MAX-SAVI Carmel.
Subtiles anecdotes de la truculente vie d’un évêque pas comme les autres et qui, pour une première, dit tout.

« Le livre a été écrit au gré de voyages, une dizaine à peu près à bavarder entre café et repas parce que Monseigneur Barrigah n’était pas du tout libre.
Puis après la question de l’édition sest posée. C’est là où j’ai ressenti autre chose puisque Monseigneur me dit, le livre est prêt, je l’ai lu, c’est magnifique et si d’ici l’édition, l’un d’entre nous n’est pas là, qu’est-ce que l’autre fait ? Pour moi cette question a été troublante. Moi j’avais 46 ans à l’époque, je n’étais pas pressé de m’en aller. Je me suis dis que la problématique ne se posait pas par rapport à moi. Cela m’a intrigué quand même. Il a ensuite insisté pour qu’on fasse deux entretiens qui ont tourné autour de la mort, le guide, les émotions. C’est dire qu’il était dans les sentiments et les détails. Il est devenu par la suite un ami à qui je pouvais tout dire. Cela a facilité les dernières étapes du livre. Dans ce livre, on trouve que Monseigneur Barrigah s’est ouvert de la manière la plus totale. Il parle de son enfance dont il a beaucoup souvenirs, il raconte une histoire déterminante dans son apostolat et qui l’a beaucoup marqué. Il parle longuement de ses parents et de son attachement à la famille dont son père qui n’était pas du tout catholique et sa mère qui était très attachée. Vers la fin du livre quand on parle de son apostolat en tant qu’Evêque il laissait les braises s’éssouflées au lieu de les éteindre. Tout le long du livre, rassurez-vous, vous aurez des anecdotes »,
a précisé MAX-SAVI Carmel.

MAX-SAVI Carmel est un journaliste d’investigation et spécialiste du catholicisme.
Diplômé de l’Université Paris, Panthéon-Sorbonne et de l’Ecole supérieure de journalisme, ESJ-Paris, il collabore avec de nombreux medias catholiques notamment Aleteia, La Nef et Golias en France, Cathobel et son magazine « Dimanche » en Belgique ou encore, Cath.ch, vitrine de l’Eglise catholique suisse.
Il a réalisé de nombreux reportages sur l’actualité du Saint-Siège, la vie de l’Eglise et des portraits de prélats dans le monde entier.

En clair, Monseigneur Nicodème BARRIGAH-BENISSAN a remporté la victoire du combat de la vie en faisant totalement, entièrement et magnanimement sa part pour la Vérité, la Justice, la Réconciliation et la Paix. Il nous remet à présent la clé de la victoire pour que, d’une manière ou d’une autre, nous continuions à lui emboîter le pas pour l’avènement de ce « règne de vie et de vérité, de grâce et de sainteté, de justice, d’amour et de paix »!
Ce livre invite « Mgr Nicodème Barrigah-Bénissan, de l’Evangile à la politique » de 286 pages invite à poursuivre une oeuvre, celle d’être artisan de paix, de justice, témoin d’unité, serviteur de l’évangile, amoureux de l’église et des hommes.

Chacun devra se procurer cet outil sans tarder et lire soigneusement ce précieux livre-entretien, un témoignage poignant et un testament spirituel et politique.

« Monseigneur a bien voulu que nous cédions l’intégralité des droits d’auteur à des oeuvres liés aux enfants. Une idée que j’ai accepté », a conclu MAX-SAVI Carmel.

NPA

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