Interview: » Le Slameur doit être aux premiers rangs des événements » Sultan 2lafada

Le Slam est un art, dit-on souvent. L’art, n’est-il pas la matérialisation d’une œuvre conçue par l’esprit ? Dans un monde enlisé dans un chapelet de problèmes, il urge de prôner des valeurs qui ramènent l’homme à sa genèse, pour se récupérer et agir pour la noblesse de l’humanité.

C’est le message que véhicule le Général du Slam d’Afrique, Sultan 2lafada dans son nouveau hit sorti le samedi 7 novembre dernier. Dans cette interview, l’artiste parle de sa nouvelle sortie.

Question: Que voulez-vous passer comme message à travers votre nouveau hit sorti le samedi 7 novembre dernier ?

Sultan 2lafada: Un message fort à toute l’humanité qui n’est autre qu’un rappel. Tout ce qui sort de nos bouches comme propos est capable de créer et entraîner des situations, bien ou mal. Du coup, il fallait interpeller tout humain à savoir choisir les mots avant de parler, surtout les bons mots, les bons moments… pour créer un égrégore de paix. Le monde en a besoin en ce moment.

Quelle est votre cible et qu’attendez-vous comme effet de ce hit ?

Ce hit s’adresse à tous, sans exception de race, de religion de sexe de conditions et d’âge. Et ma vision est que les humains arrivent à se comprendre, collaborer et s’élever.

Vous qui êtes général du slam, que pensez-vous franchement du slam au Togo ?

En tant que général du slam, je crois que le slam n’est pas encore compris de tous les Togolais. Surtout des promoteurs culturels au Togo. Le slameur n’est pas prisé pour les événements au profit des autres genres de musique. Vu son caractère non dansant. Or, il devait être aujourd’hui, aux premiers rangs des événements, pour accompagner d’une part les dirigeants dans la promotion de la culture de notre pays et consolidant les thématiques de paix, d’amour, d’entrepreneuriat, et bien d’autres, comme le plan national de développement (PND) ; d’autre part éveiller la jeunesse, sans oublier de créer un pont entre l’ancienne et la nouvelle génération.

Vous régnez incontestablement au Nord du pays. Quels sont vos rapports avec vos confrères au Sud du pays et de la capitale ?

Même si je suis comme certains, incontestablement au sommet en ce moment dans l’arène de la musique au Nord, il faut dire que mes rapports avec mes confrères du Sud ne sont pas aussi solides à tous les niveaux. Certains reconnaissent mon talent, d’autres font semblant et parfois même de simples sms pour dire bonjour, ils lisent sans répondre jusqu’à voir discuter. Sûrement un syndrome de la capitale, qui fait croire qu’être à la capitale suppose être meilleur et du coup minimiser ceux de l’intérieur. Vivement que ceci change.

Parfois, ce que nous apprenons est triste, du genre quand il y a de grands événements au Nord, ce sont eux qu’on fait venir et quand c’est au Sud, ce sont encore eux. Ce qui implique que nos promoteurs culturels nous négligent, ce ne sont eux artistes d’ailleurs qui vont nous respecter. Or actuellement où je suis, sans me vanter, je n’ai rien à envier de leur production. Ils peuvent jeter un œil sur ma chaîne YouTube et écouter.

Quelles sont vos ambitions pour votre passion ?

Mes ambitions sont bonnes. Un monde bien meilleur, une culture africaine valorisante. Une passion qui nourrit son homme.

Vous avez sorti récemment un tube titré ‘’Faire Taire les Armes’’. Aujourd’hui, vous présentez ‘’Les Mots’’ au public togolais et d’ailleurs. Quelle sera la prochaine étape ?

Faire TAIRE LES ARMES, Hummm ce titre qui doit faire le tour de l’Afrique voir du monde.

Vous remarquerez en me suivant de près que mes sorties ont une suite logique. « Les Mots » viennent compléter quelque chose au Titre précédent. Les titres se suivent et visent une fin. Un album, des projets sur un fléau à éradiquer au sein de la vie de l’Africain en particulier.

Votre mot de fin à l’endroit de vos fans

Je dis toujours merci à mes fans qui ont confiance en moi. Constituer un univers de personnes de lumière avec eux est ma prière. Du coup, je les sollicite dans le partage de mes œuvres et un soutient sans relâche dans mes activités, concert.
Vivement, que les activités culturelles reprennent après 8 mois de chômage technique sans soutien à cause de la covid-19.

NPA

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