SOCIETE

Bassin de la Volta/ Les acteurs pays examinent 27 projets d’idées à Lomé

Les experts avérés des six pays du Bassin nourricière de Volta ont entamé lundi à Lomé, un cadre de travail portant sur la synthèse des formations sur les « Solutions fondées sur la Nature » et définition d’un plan d’action pour le développement et soumission aux guichets de financement des notes conceptuelles de projets nationaux d’un programme régional pour la résilience des écosystèmes et des communautés face aux changements climatiques. Ils sortiront à la fin des travaux avec des projets prêts à être financés pour le bonheur des populations.

Le Bassin de la Volta, avec une superficie d’environ 400 000 kilomètres carrés, une longueur de 1850 kilomètres, regorge d’importants potentiels pour le bien-être des populations. Cependant, à l’instar des autres Bassin et selon les constats, ces ressources sont confrontées depuis quelques années aux effets néfastes de changement climatique qui se traduisent par des phénomènes extrêmes. Face à ces menaces, il est donc nécessaire de développer des projets nationaux et des programmes régionaux afin d’y apporter des solutions adaptées plus conséquentes, suffisantes, efficaces et durables.

C’est pourquoi un Consortium de partenaires s’est engagé à la mise en œuvre du projet « gestion intégrée des inondations, de la sécheresse et de l’alerte précoce pour l’adaptation au changement climatique dans le Bassin de la Volta ». L’une des activités phares de ce projet était la formation des différents acteurs sur l’approche solution fondée sur la nature. Ainsi, d’Abidjan à Lomé, de Bamako à Cotonou, de Ouagadougou à Accra, l’équipe des partenaires a sillonné l’ensemble du Bassin de la Volta et a formé 214 acteurs dont 51 femmes. La conjugaison de l’esprit de ces 214 personnes a permis d’aboutir à 27 idées de projets. Les attendent des acteurs étaient d’aboutir à des projets bancables à mettre en oeuvre soit à l’échelle du Bassin ou dans les portions nationales. C’est ce à quoi l’équipe de l’ABV et de l’ensemble de ses partenaires a répondu en examinant les 27 projets sans compromettre leur individualité pour sortir un programme régional.

Depuis ce lundi 04 juillet 2022, ce projet est soumis à Lomé depuis aux experts de changement climatique, de la résilience des écosystèmes et du financement. L’objet de ce cadre de travail est d’examiner la note conceptuelle ainsi que le câble de résultats pour en sortir une note qui reflète la puissance de l’intelligence conjuguée de chaque acteur prenant part aux travaux de Lomé.

« Nous sommes à Lomé dans le cadre de deux ateliers. Un premier qui va faire la synthèse des formations solutions fondées sur la nature et de proposer certainement un programme régional pour la résilience des écosystèmes et des communautés dans le bassin de la Volta et un deuxième atelier qui va concerner la formation sur la plateforme Volta Alarme. Il s’agit d’une plateforme de prévision, d’annonce des pluies précoces, des inondations et des sécheresses dans le Bassin de la Volta. Il s’agira essentiellement pour nous avec les acteurs de se focaliser sur la formation qui a été menée sur l’ensemble des six pays du Bassin de la Volta sur les solutions fondées sur la nature. Aujourd’hui, il s’agit donc d’amender les 27 idées de projets que nous avons consolidé avec d’autres acteurs et d’en sortir une note conceptuelle potable applicable dans le Bassin de la Volta ou dans les portions nationales de chaque pays. La deuxième activité est une formation purement des techniciens sur comment cette plateforme va fonctionner pour sauver des vies et développer notre agriculture en évitant les effets néfastes des changements climatiques« , a indiqué Dr Millogo Dibi, Directeur Exécutif Adjoint, Charge des Opérations.

Faut-il le rappeler, cette formation vise en autre à fournir les connaissances théoriques et pratiques aux experts avérés des services hydro météorologiques nationaux et surtout des observatoires de l’ABV afin de réaliser désormais des prévisions fiables tant sur les portions nationales que sur l’ensemble du Bassin.

En effet, c’est un processus d’élaboration des projets, programmes basés sur les solutions fondées sur la nature. La cérémonie conjointe de l’ouverture des travaux a été présidée par le Secrétaire général du ministère de l’Eau et de l’Hydraulique villageoise, M.Hatim Tchaboré.

Ces acteurs ont effectué le déplacement depuis le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire , le Ghana, le Mali et bien d’autres pays. Ils examineront, analyseront et valideront ces importants documents et aboutiront à plusieurs projets nationaux et aux programmes nationaux bancables à transmettre aux différents fonds pour le financement.FIN

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