SOCIETE

Togo/Hausse du prix du gaz butane: L’ATC et la LCT montent au créneau

Ça grogne au Togo depuis la hausse vertigineuse du prix du gaz de butane. Face aux professionnels des médias lundi, l’Association Togolaise des Consommateurs (ATC) et de la Ligue des Consommateurs du Togo (LCT) ont condamné cette augmentation inopportune qui, selon elles, n’a suivi la procédure officielle pratiqueé par le gouvernement, en ce qui concerne l’application du prix des produits pétroliers dont le gaz butane.

Les associations des consommateurs au Togo ne digèrent pas la révision des prix du gaz butane au Togo. Ils l’ont clairement fait savoir aux médias et ont fait des déclarations.

« Il nous a été donné de constater que le 12 août 2022, le Ministère en charge du commerce à marqué son accord pour la révision à la hausse du prix du gaz butane dans notre pays suite aux demandes des sociétés distributrices. L’Association togolaise des consommateurs (ATC) et la Ligue des consommateurs du Togo
(LCT) condamnent cette augmentation inopportune du prix du gaz qui n’a pas suivi la procédure officielle pratiquée par le gouvernement, en ce qui concerne l’application du prix des produits
pétroliers dont le gaz butane
« , lit-on dans leur déclaration.

Pour ces deux associations portes paroles des consommateurs au Togo, en cette période de vie chère, il est regrettable de constater que le gouvernement
cautionne la révision à la hausse d’un produit de grande consommation comme le gaz à près de
50%.

« Cette révision à la hausse foule au pied tous les engagements pris par notre pays en matière de la protection de l’environnement devant les institutions internationales et aux différentes Conférences des Parties sur le Climat (COP)« , ont-elles pesté.

Aussi l’ATC et la LCT ont rappelé qu’après une comparaison faite des prix du Kg de gaz butane au niveau de la sous-région, force est de constater qu’à ce jour, le prix du gaz butane au Togo devient le plus élevé dans la sous région avec une tentative de libéralisation du secteur et de suppression de la subvention sur ledit
produit.

Au regard de la détérioration du pouvoir d’achat et du bien être social des populations en ces temps de cherté de la vie et de crise économique mondiale, l’ATC et la LCT ont déclaré:

1- Le gouvernement, par rapport à ses nombreux engagements notamment ceux pris lors du vingt sixièmes conférences des parties sur le climat (COP26), a un impératif de revoir à la baisse le prix du gaz butane á un taux raisonnable dans les meilleurs délais. La libéralisation du secteur du gaz, le maintien du prix actuel et la suppression de la subvention de l’Etat, s’assimileraient à une volonté d’abandonner toutes les politiques de la protection de l’environnement et de lutte contre la déforestation.

2- Les conséquences de la crise sanitaire COVID, et de la cherté de la vie poussent chaque jour bon nombre de nos concitoyens vers la précarité. Pour palier à ce problème social, il urge que le gouvernement entame des discussions avec les partenaires sociaux afin de discuter des questions traitant de la révision à la hausse des revenus des Togolais.

3- En accordant une liberté totale aux producteurs et opérateurs économiques de se servir de divers arguments pour appliquer les prix de certains produits de consommation, le gouvernement expose ainsi les consommateurs à une inflation galopante et à un coût de vie très élevé entretenu par une frange des acteurs du secteur économique.

4- Afin de prévenir toute crise sociale dans notre pays dont la vie chère serait à l’origine, nos organisations attendent un regard attentif des plus grandes autorités du pays dans la prise de certaines décisions en lien avec la hausse des prix des biens de consommation afin d’éviter des conflits d’intérêts. L’impératif aujourd’hui reste de sauver les consommateurs de la précarité et de sauver nos quelques forêts et c’est pour ces raisons que nos deux organisations de consommateurs
attendent du Ministère en charge du Commerce, du Ministère de l’économie et des finances et du Ministère de l’environnement et des ressources forestières qu’ils partagent les peines et cris des consommateurs en ces périodes en rapportant cette décision.

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