Santé: « Il y a beaucoup à faire » Faure Gnassingbé à la 72ème session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique
L’occasion est exceptionnelle, la charge émotionnellenement importante et la fierté y afférente honorable pour le Togo d’abriter pour la première fois, depuis ce lundi 22 août, la 72ème session annuelle du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique (RC72) en présentiel. Ce cadre de travail intervient à une période où le Togo a engrangé de notables avancées sur le plan sanitaire. Faure Essozimna Gnassingbé, Président de la République togolaise a prononcé le discours d’ouverture des travaux de cette grande réunion.
D’éminentes personnalités de la santé dont Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus , Directeur général de la principale institution de santé publique dans le monde qu’est l’OMS et les ministres de la santé du continent sont dans la capitale togolaise dans le cadre des travaux de la 72ème session annuelle du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique, une
première pour le Togo, décidée au terme de la soixante-neuvième (69ème) réunion à Brazzaville en août 2019 et après deux éditions tenues en
mode virtuel en raison des restrictions imposées par la pandémie de Covid-19. Cette session de Lomé se tient dans un contexte toujours éprouvé par la pandémie, où la santé reste encore fortement tributaire des inégalités d’accès aux soins, des changements, des conflits dans plusieurs régions du monde et de l’insécurité sur le continent.

L’Afrique supporte un lourd fardeau des maladies aggravées par les catastrophes naturels. Le continent continue d’apprécier les services et les efforts pour rationaliser les prestations de soins de santé dans la région africaine de l’OMS. Il se trouve aujourd’hui à un tournant historique avec une priorité accrue pour remédier aux importantes défis structurels de plus en plus profonds en matière de santé publique que ce soit au niveau national ou au niveau régional. Cette dynamique actuelle de santé publique en Afrique sera abordée par ces spécialistes de santé de tout genre presents à ce groupe de travail. C’est le Chef de l’Etat togolais, Faure Essozimna Gnassingbé qui a ouvert les travaux. Selon lui, il y a beaucoup à faire.
« Notre réflexion globale doit nécessairement intégrer l’impact de ces crises multidimensionnelles, dont la complexité et la persistance menacent la survie même de l’humanité. En Afrique, comme partout ailleurs, nous devons donc tenir compte des enjeux de l’heure, et surtout agir : Agir pour garantir l’accès à des soins de qualité pour tous, partout et en tout temps ; Agir pour offrir une protection sociale et une couverture sanitaire universelle à nos concitoyens ; Agir pour éradiquer le phénomène des médicaments contrefaits et de mauvaise qualité. Il y a beaucoup à faire, c’est indéniable« ,a-t-il soupiré.

Faure Gnassingbé a ensuite rappelé que la santé est une priorité de cohésion sociale que le Togo a placée au cœur de sa politique de développement.
« L’une des ambitions de la feuille de route du gouvernement à l’horizon 2025 est en effet d’offrir une identité et garantir la couverture santé et l’accès aux services de base à tous en ligne avec le treizième programme général de travail de l’OMS, qui vise à faire bénéficier un milliard de personnes supplémentaires d’une couverture sanitaire universelle. Dans cette optique, nous avons fait évoluer le cadre institutionnel, notamment avec la création d’un ministère délégué chargé de l’accès universel aux soins, au sein du ministère de la santé. Quant au cadre législatif, il a vu, entre autres, l’adoption de la loi instituant l’assurance maladie universelle, dont le déploiement est confié à l’institut national d’assurance maladie.
La politique que nous mettons en œuvre dans le domaine de la santé intègre bien le concept one health, par l’approche holistique que nous avons
adoptée. Ainsi, depuis bientôt un an, nous avons développé un programme d’accompagnement de la femme enceinte et du nouveau-né, qui vise à accroître leur accès aux services et aux soins de santé. L’engouement appréciable qu’il suscite auprès des bénéficiaires, dans les centres de santé publics et accrédités, encourage à le poursuivre, voire à en étendre les prestations. Nos enfants, élèves du primaire et du secondaire, pour leur part, sont éligibles à une assistance médicale dédiée dont bénéficient à ce jour environ deux millions d’entre eux. De façon générale, la disponibilité en ressources , humaines s’est améliorée avec la décentralisation des établissements d’enseignement et des formations sanitaires, à travers la construction et l’équipement des structures selon la carte« , a-t-il fait savoir.

Fait marquant à cette cérémonie d’ouverture, la remise de la reconnaissance au Chef de l’Etat Faure Gnassingbé, pour l’élimination de 04 maladies tropicales négligées par le Togo( dracunculose, filariose, llymphatique, trypanosomiase humaine africaine, trachome) par l’OMS et l’Alliance mondiale pour l’élimination des Maladies tropicales négligées.

LAfrique s’interdit de baisser la garde.
Les acteurs à cette session définiront les lignes qui visent à renforcer l’auto suffisance des systèmes de santé public africain et à faire des propositions pour remédier aux déséquilibres mondiaux actuels. Ils verront également comment faire face à la menace de certaines maladies et faire face aux crises sanitaires actuelles et futures sur le continent. Aussi, ils réfléchiront sur la meilleure stratégie régionale actualisée pour l’action sur les déterminants environnementaux de la santé humaine dans la région africaine 2022-2032. Le point d’orgue sera de trouver les meilleurs solutions pour soutenir le système de santé, pour coordonner la réponse aux urgences, défendre l’équité vaccinale et tirer leçon des crises actuelles vers des solutions plus durables, équitables et saines. FIN
NPA
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