Interdiction des armes chimiques: La Convention vulgarisée à Lomé
Le Togo s’honore d’abriter depuis mardi une grande séance de travail sur le Cours général à l’échelle régionale sur la Convention sur l’interdiction des armes chimiques et les obligations du personnel des autorités nationales et les parties prenantes concernées. Un programme de formation et de sensibilisation de l’OIAC et l’ANIAC-Togo axé sur les risques et menaces chimiques.
Les profondes mutations qui s’opèrent aujourd’hui dans le monde de la chimie interpellent les Etats. Elles les projettent dans des défis majeurs auxquels ils doivent faire face en matière de la gestion intégrée des produits chimiques. Pour y arriver, ces États doivent compter sur la collaboration mutuelle. C’est dans cette dynamique qu’à l’initiative du Secrétariat techniques de l’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OIAC) pour former les autorités nationales et les personnels à pouvoir identifier les armes chimiques. En collaboration avec l’Autorité Nationale pour l’Intégration des Armées Chimiques (ANIAC-Togo), Lomé sert de cadre depuis ce mardi 23 août 2022 pour la rencontre internationale consacrée au renforcement des capacités des autorités nationales dans la mise en œuvre de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques. Le choix porté sur le Togo témoigne de la qualité des relations et de la collaboration que le Togo entretient avec l’OIAC dont le mandat est de ménager un cadre propice aux consultations et à la coopération entre les Etats parties.

« La rencontre de Lomé s’inscrit dans un processus visant à engager les autorités nationales respectives dans la mise en œuvre effective et efficace de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques. Ce Cours, qui se tient à Lomé, se veut une occasion d’échanges sur les dispositions de la Convention et de ses obligations vis-à-vis des États parties. A cet effet, il vise entre autres à s’acquitter des obligations qui leur incombent en vertus de l’article 7 de la Convention, connaître les rôles et missions des autorités nationales et découvrir les mesures administratives et de mise en œuvre de la Convention et sommes toutes, maîtriser les différents régimes de la Convention« , a indiqué Hunlede Amah William, Président de l’ANIAC-Togo.

Une délégation de l’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques et les représentants des Etats parties prend part à cette rencontre internationale de Lomé. Cette présence qui résulte de la diplomatie pragmatique que le Togo mène depuis des décennies en faveur du désarmement général et de la préservation de la paix et de la sécurité internationale.
Il faut souligner que les avantages que procure ce Cours général à l’échelle régionale sur la Convention sur l’interdiction des armes chimiques et les obligations du personnel des autorités nationales et les parties prenantes concernés sont énormes à plus d’un titre. Il permettra sans doute de renforcer les connaissances et les compétences des autorités nationales et des parties prenantes concernées d’une part et de mieux maîtriser les dispositions et les obligations de la Convention d’autre part.
A l’heure où la planète entière vit sous la menace du terrorisme avec comme armes de prédilection les armes chimiques notamment les engins explosifs improvisés, tous les Etats parties veulent redoubler d’efforts dans la mise en œuvre de la Convention et profiter d’une manière efficace de la coopération préconisée par l’article 10 de la Convention concernant l’assistance et la protection contre les armes chimiques. Le moment est dévolu à une coopération agissante à l’effet de poser des actes concrets à travers un plaidoyer politico diplomatique de grandes envergures en vue de préserver les acquis de la Convention et de mieux gérer ces produits chimiques inscrits. FIN
NPA
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