SECURITE

Traite des personnes: Expertise France accroît la formation des acteurs de la chaîne pénale au Togo

La traite des personnes demeure un crime odieux. Cette activité criminelle est complexe à traiter. Les États ont besoin de se doter d’un arsenal juridique adapté visant à prévenir, réprimer et punir cette infraction comme défini dans le protocole de Palerme. Les magistrats s’imprègnent du sujet depuis ce mercredi 19 octobre à Lomé.

Le crime de la traite des personnes prospère essentiellement de façon souterraine et plusieurs États manquent parfois de compétence sur ces activités, ce qui rend sa détection difficile, et l’application de la loi délicate. L’un des points faibles relevés au niveau des acteurs de la chaîne pénale est l’insuffisance de formations. En vue de combler ce gap et dans le cadre de la mise en œuvre de suivi du projet régional d’appui à la lutte contre la traite des personnes dans les six pays du Golfe de Guinée dont le Togo, 25 magistrats renforcent depuis mercredi, leurs capacités sur la traite des personnes au Togo dans leurs tâches de prévention et de lutte contre la traite des personnes, de protection et d’assistance aux victimes, et de coopération efficace avec d’autres instances.

Le projet est mis en œuvre par Expertise France et co-financé par la France et l’Union Européenne.

« Les approches pour lutter contre la traite des personnes se sont faites à plusieurs échelles privilégiant le plus souvent la répression des auteurs que la protection des victimes. Désormais ce n’est plus le cas et le rapport de diagnostic de la chaîne pénale a montré tout l’intérêt de coordination de l’ensemble des services d’Etat, des associations, des ONG et des acteurs de la société civile. Pour répondre à ces défis, il a été décidé d’accroître la formation de la chaîne pénale, dont celle des magistrats sur ces sujets très sensibles afin de diagnostiquer les infractions de traite des êtres humains et celles des trafics illicites de migrants. En ce sens, le nouveau code pénal de 2015 a tracé une voie qui ne laisse plus d’ambiguïté », a précisé Nadal Cyril Commandant de police de l’Ambassade de France.

Les magistrats, juges et procureurs seront outillés sur les généralités, les concepts clé de la traite des personnes, les causes et les enjeux internationaux du phénomène. La formation apportera les outils nécessaires à ces acteurs dans leur lourde tâche de prévention et de lutte contre la traite, de protection et d’assistance aux victimes et de coopération interdirection voir interpays.

Pour rappel, le projet régional d’appui à la lutte contre la traite des personnes couvre six pays avec pour objectif de pouvoir accompagner les acteurs aussi bien étatiques que ceux de la société civile à mener une lutte sans merci contre le crime de la traite des personnes. FIN

NPA

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