Togo: Surcharge toujours sur la nationale N°1; nos vies ne tiennent qu’à un fil
Les gros porteurs communément appelés titans en mouvement vers les autres frontières du pays sont des dizaines à être en surcharge au grand dam des mesures prises dans l’espace UEMOA sur la nationale N°1 (Lomé-Cinkassé). Ces camions circulent à tombeau ouvert sans aucune inquiétude et peuvent créer des dangers publics sur nos voies.
Il faut souligner que depuis son adoption en 2005, le règlement n°14/2005/CM/UEMOA relatif à l’harmonisation des normes et des procédures du contrôle du gabarit, du poids, et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises dans les états membres de l’union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), peine à être appliqué dans son intégralité. La situation entraîne beaucoup de conséquences, notamment la dégradation prématurée des routes et des accidents de circulation.


Il est quotidiennement constaté que sur les grandes routes de gros camions sont chargés exagérément de marchandises dont la contenance dépasse la capacité maximale que peuvent prendre ces camions en matière de leur charge utile.
Sur la national N°1, le constat est amer. Les scènes sont rocambolesques. Les marchandises transportées par ces véhicules dépassent le gabarit avec une hauteur qui fait peur avec tous les risques possibles. Des scènes qui peuvent être à l’origine des accidents de circulation et provoquer la mort aux usagers de la route. Après c’est pour incomber nos malheurs au Bon Dieu.

Il est loisible de voir sur cette national N°1, des camions poids lourds en déséquilibre qui peinent à arpenter les montées dans des circonstances déconcertantes.
Ce n’est qu’une scène parmi tant d’autre prise le mercredi 28 octobre.

Or c’est au vu de cet amer constat que les ministres de l’organisation sous régionale étaient en réunion à Lomé récemment pour exiger l’application intégrale du règlement.
Les autorités du pays ont pris des dispositions pour renforcer le contrôle des camions en surpoids et leur coller des amendes en cas de violation du règlement. Mais tout donne l’impression qu’il y a du laisser-aller dans cette affaire. Le poste de pesage de Djerehouyédè est conçu pour cet exercice. Un autre poste de pesage est également en train d’être implanté à la sortie de la ville de Tsévié pour le contrôle des chargemenst hors gabarit et éviter ainsi la détérioration rapide des infrastructures routières.
En dépit de toutes ces mesures de contrôle prises par les autorités, le terrain montre une autre scène. De la complaisance dans le contrôle ? Nul ne saurait le dire. Ce qu’il y a est que ceux qui empruntent la nationale N° font un amer constat de ces camions qui sont surchargés à vous donner la chair de poule. Or la surcharge de ces gros porteurs ont un impact négatif sur les infrastructures routières.


Ces routes nouvellement construites souffrent énormément de cette agression de surcharge à l’essieu des véhicules lourds de transport des marchandises avec un coefficient élevé et non autorisé.
Les surcharges sapent les efforts du gouvernement dans la modernisation du réseau routier. Les infrastructures routières étant cruciales dans le développement de l’économie du pays, la sécurité des conducteurs de ces camions et des usagers étant d’une grande importance, il va falloir les contrôles routiers puissent être plus rigoureux. De la nécessité pour les autorités de multiplier les contrôles et d’appliquer sévèrement les amendes.

Déjà engagé sur la question de conformité des dimensions réglementaires des véhicules de transports, le Togo va intensifier ses actions. De nouvelles instructions ont été édictées en ce sens par les ministères des transports et de la sécurité, afin “d’accentuer les contrôles et de réprimer sévèrement” les conducteurs et transporteurs contrevenants.
