JMS 2022: L’ONG RAPAA toujours au front
C’est plus qu’un rituel chaque année. Depuis 2016, l’ONG RAPAA a fait de la Journée Mondiale de lutte contre le SIDA, une approche de terrain. Cette organisation mène des actions de riposte contre l’usage de substances psychoactives et la contamination au VIH/SIDA. Jeudi, les responsables étaient face aux professionnels des médias pour le rendu de leurs activités dans le cadre de la Journée Mondiale de lutte contre le Sida 2022.
Cette année encore, l’ONG RAPAA n’a pas failli à son engagement, celui de célébrer la Journée mondiale de lutte contre le SIDA autrement. En collaboration avec l’ONG FAMME (Force en Action pour le Mieux-être de la Mère et de l’Enfant), une organisation œuvrant depuis de nombreuses années aux côtés des femmes en situation de vulnérabilité, cette ONG était en action sur le terrain par des sensibilisations et des dépistages volontaires du VIH en direction des étudiants et des femmes vulnérables. Il faut dire que la franche collaboration entre RAPAA et FAMME a facilité le contact et la forte mobilisation des femmes.

« Cette année particulièrement, nous avons reçu une demande d’une Université privée pour des activités de sensibilisation et de dépistage. L’ONG n’a pas hésité et donc on était dans cette Université et on a pu faire des activités de sensibilisation et de dépistage volontaire du VIH Sida et de l’Hépatite B. Je rappelle que cette célébration au niveau de l’ONG RAPAA a été ouverte par une émission radio histoire de pouvoir sensibiliser le grand public sur les risques de contamination du VIH Sida et les substances psychoactives. La mayonnaise a pris et donc chaque année, nous sommes sur le terrain pour des actions concrètes », a confié Yves Edrih, Coordonnateur de l’ONG RAPAA.
Parlant d’activités de terrain, le vendredi 09 décembre 2022, les équipes de l’ONG RAPAA et de l’ONG FAMME en collaboration avec les pairs éducateurs de l’université sensibilisé et faire des dépistages volontaires des IST VIH/SIDA et d’hépatite B, de consultations thérapeutiques à l’endroit aux étudiants de l’université ESIG GLOBAL.
Aussi le mercredi 14 décembre 2022, les équipes de l’ONG RAPAA et de l’ONG FAMME ont rejoint, les professionnelles du sexe et les femmes portefaix sur le site public d’Agbadahonou pour des actions d’information, de sensibilisation, de dépistage volontaire des IST VIH/SIDA et d’hépatite B, de consultations thérapeutiques et de remise de matériels d’hygiène.
« A ces travers ces services, on a pu atteindre les couches vulnérables en leur garantissant la prise en charge lorsqu’il aura des cas positifs. Cette collaboration entre RAPAA et FAMME est une bonne chose dans la mesure où elle permet de pouvoir toucher les populations à risque au VIH et celles dites à la consommation de la drogue », s’est réjoui Olympio Rodrigue, chargé des activités communautaires à l’ONG FAMME.

Durant deux (02) jours d’activités, les équipes d’intervention ont pu sensibiliser 255 étudiants et 190 femmes et hommes sur les conséquences de la consommation abusive de substances psychoactives, notamment les risques de contamination aux IST, VIH/SIDA et à l’hépatite B. Sous l’emprise de substances, il y a plus de risques d’être exposé aux pratiques sexuelles à risques (rapports sexuels non protégés, relations sexuelles non consenties, la vulnérabilité aux agressions sexuelles…). Près de 183 étudiants dont 83 filles et 100 garçons ont pu effectuer le test volontaire de dépistage du VIH. 102 personnes dont 55 femmes et 47 hommes pour la plupart des usagers de drogue ont effectué le test volontaire de dépistage du VIH, de l’Hépatite B et des IST. Les cas positifs détectés ont été orientés vers le centre médico-social de l’ONG FAMME, spécialisé dans la prise en charge des personnes vivant avec le VIH. 67 entretiens thérapeutiques conduits par les psychologues de RAPAA ont permis d’offrir un soutien à 37 étudiants et à 30 femmes et hommes en détresse dans l’ilot de consommation. Ces personnes pour la plupart des usagers de drogues ont été encouragés à se rendre au centre d’écoute de l’ONG RAPAA pour un accompagnement psychologique et social.
Pour précision, cette intervention auprès des étudiants et les femmes vulnérables s’est réalisée selon une approche participative et communautaire développée par l’ONG RAPAA, impliquant les responsables de l’université, les pairs éducateurs, les autorités locales et les responsables des groupes de professionnels du sexe et des femmes portefaix . FIN
NPA
