CULTURE

Togo : Editeurs et auteurs s’approprient leur droit

Face au volume croissant de photocopies non autorisées des œuvres imprimées réalisées privant les auteurs et éditeurs de leur droit à rémunération, le Bureau Togolais du Droit d’Auteur (BUTODRA) veut trouver des solutions.

Créateurs, éditeurs d’œuvre littéraire et utilisateurs prennent connaissance ce jeudi 02 mars 2023, de la gestion collective en matière de reprographie.

Il est constaté qu’avec le développement et l’accessibilité des moyens de reproduction, la photocopie est devenue une activité présente dans les secteurs socioculturels au Togo et constitue une utilisation colossale des documents imprimés. Parallèlement à la nécessité de lutter contre le piratage avec des mécanismes de productions dynamiques et efficaces, il est aussi possible de concéder des licences pour la copie des documents à des fins d’usage interne dans les Universités, les établissements d’enseignement et des entreprises. Le BUTODRA veut enclencher cette dynamique. C’est la mission du cadre de travail sur la gestion collective en matière de reprographie de ce jeudi 02 mars.

  • « Il s’agit de réfléchir sur les voies et moyens pouvant apporter aux auteurs de la filière du livre, une compensation due aux auteurs du fait de la photocopie et de la numérisation de leurs œuvres. Le texte actuel du BUTODRA ne prend pas en compte ces aspects, mais le nouveau texte en préparation les prend en compte. Il faut donc sensibiliser les acteurs et ensuite s’inspirer de l’expérience des autres pays sur la gestion de ce droit », a indiqué Komlan Edjidomele, Directeur général du BUTODRA.

La filière du livre est très importante au Togo. Un marché d’édition florissant est donc nécessaire pour que les auteurs puissent vivre de leurs arts et les éditeurs investis en toute sécurité dans la production et la diffusion.

  • « La reproduction des œuvres textuelles et visuelles sans autorisation de versement d’une rémunération constitue une atteinte au droit fondamental de l’auteur », a rappelé Dr Kossi Lamadokou, ministre de la Culture et du Tourisme.

Il faut mentionner qu’en l’absence de rémunération des auteurs et des éditeurs, la photocopie représente une grande menace pour l’ensemble des personnes travaillant dans l’imprimerie et dans l’édition. Aussi les photocopies non autorisées et les publications contrefaites des autres littéraires ont un impact négatif sur le marché local du livre et partant sur l’économie nationale.

Les auteurs et éditeurs pourront découvrir par cette formation que leur droit est protégé au Togo, qu’ils ont le droit d’autoriser ou d’interdire la reproduction de leur œuvre. Ils étudieront également les moyens de mise en œuvre de ce droit. FIN

NPA

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