Togo/Trading: Les souscripteurs ne lâchent pas l’affaire
Ce 29 mars, cela fait 2 ans jour pour jour que le ministre Sani Yaya de l’économie et des finances a interdit toute activité de placement au Togo avec des promesses de rendements. Les souscripteurs ont battu le pavé ce mercredi, devant son département au son du cri « On veut notre argent !» .

Face à un gouvernement qui ne l’écoute pas, une journée de manifestation spontanée des souscripteurs réunis au sein du Collectif des victimes de trading au Togo (CVTT) s’est déroulée ce mercredi matin devant le ministère des Finances et de l’économie.

La contestation ne faiblit pas. Ils étaient des dizaines pointés devant le département du ministre Sani Yaya avec le cri de ralliement « On veut notre argent !», pour dénoncer le silence profond autour de l’affaire dite « trading » malgré les promesses de rendements de l’Autorité.


« Nous sommes venus manifester notre colère parce qu’il y a 2 ans que nous n’arrivons pas à rentrer dans nos fonds bien que le ministre a fait des promesses après avoir demandé la cessation des activités de trading. On ne comprend plus rien. Personne ne nous dit rien. Les responsables de ces sociétés sont toujours en prison, mais personne ne nous dit plus rien. Nos familles souffrent. On a mis tout notre argent dans cette affaire. Le ministre ne dit rien, c’est inquiétant. Tout ce qu’on veut, c’est de pouvoir toucher notre argent. Ce mercredi étant un 29 mars, on a senti le besoin de se faire une nouvelle fois entendre pour que le ministre pense à nous et qu’il trouve une solution à ce problème. C’est notre argent qu’on veut. Que l’Etat nous rembourse nos fonds. Nous nous adressons au ministre parce que c’est lui l’autorité morale », a pesté l’un des souscripteurs.

Pour rappel, Sani Yaya, dans un communiqué, le 29 mars 2021, a interdit toute activité avec des promesses de rendements surréalistes allant jusqu’à 300% du capital souscrit et des taux d’intérêt annuels sans commune exagérés.
Pour l’Autorité, le trading est une opération illicite dans la mesure où aucune des sociétés qui la pratique n’a obtenu l’autorisation requise aux fins d’exercer ces activités, fournir ces prestations ou initier ces opérations.
Les sociétés comme Global Trade corporation, CACESPIC-IF Togo Sarl, Prosperity Investment corporation S.A, la Société de négoce et de courtage en banque (SNCB), Leader bureau Chymall-Sairui Groupe Togo, Alliance in Motion Global, Chy Century Heng Hue, QNET, Global capital international S.A.U., Tiens, TIMEX trading, Aladin Groupe Petronpay Togo, Black Empire, High Life International, Global building and Trade et Global Investment trading ont tous été sommées de mettre fin à leur activité. A quand le plus dur donc, celui du remboursement des victimes ? FIN
La rédaction
