Conseil de l’Entente:
Les pays membres réunis à Lomé
Le Conseil de l’Entente mettant un accent sur la dimension prévention de la lutte contre la violence extrémiste tient depuis ce jeudi 04 mai, dans la capitale togolaise, le troisième atelier régional pour la Prévention de l’extrémisme violent (PEV) dans l’espace.
Après le premier atelier régional à Abidjan en 2018, le second à Ouagadougou en mai 2019, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) de la Suisse a réuni depuis jeudi, à Lomé, le Conseil de l’Entente dans le cadre du cycle de rencontre et de partage d’expériences entre les acteurs des cinq États de l’organisation.
« Il reste encore des défis importants à relever pour sécuriser les territoires nationaux de nos Etats dans la durabilité. C’est ce qui rend nécessaire la poursuite au niveau national et à l’échelle régionale des échanges et du partage des expériences entre divers acteurs de l’espace entente afin d’identifier des bonnes pratiques pour renforcer la mise en œuvre concrète de la prévention de l’extrémisme violent. C’est le but de ce troisième atelier régional », a indiqué Idi Ali, Secrétaire Exécutif Adjoint du Conseil de l’Entente.
Lomé rassemble ainsi 85 participants venant pour l’essentiel des cinq pays membres de l’Entente notamment le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Niger et le Togo ainsi que le Ghana. Il s’agit entre autres des experts en sécurité de l’organisation, des représentants des structures nationales chargées de la défense, de la sécurité, de la décentralisation et de la gestion des frontières, d’élus nationaux et locaux, de représentants des communautés locales et des analystes chercheurs et des représentants régionales. Pendant 03 jours, ces différentes parties prenantes essayeront de comprendre comment le dialogue peut être mis au service de la prévention de la violence.
« Cette rencontre de Lomé vise à favoriser une mise en situation de chacun des acteurs par rapport à l’expérience de prévention de l’extrémisme violent. L’atelier qui se veut aussi pratique que possible vise également de façon spécifique d’échanger sur les réponses de fond face à la menace extrémiste. Aussi à faire un état des lieux des politiques publiques en matière de prévention de l’extrémisme violent, à échanger sur la complémentarité des rôles des différents acteurs de la prévention de l’extrémisme violent en fonction de leur apport et responsabilités respectives, à évaluer les enjeux de la prévention de la violence et les réponses à y apporter au niveau local et enfin à échanger sur le dialogue comme outil de prévention de la violence et de gouvernance contribuant à la paix », a précisé Yark Damehame, ministre de la sécurité et de la protection civile.
Pour rappel, le Conseil de l’Entente a entrepris depuis 2018 en partenariat avec le Département fédéral des affaires étrangères (DFAF) de la Suisse et avec l’appui technique de l’institut d’étude et de sécurité, une démarche qui vise à favoriser la prévention de l’extrémisme violent par le partage d’analyses et d’expériences ainsi que le dialogue entre des experts en sécurité et d’autres acteurs de la région. C’est dans cet élan que s’organise ce cycle de rencontre et de partage d’expériences entre les acteurs des 05 Etats de l’Entente qui s’investissent dans la prévention de la paix et de la sécurité. FIN
NPA
