Togo/Journée du 03 mai: Le tribunal des pairs marque son attachement
Chaque année, l’Observatoire togolais des médias (OTM) se consolide dans son action et prend sa place dans l’architecture de régulation des médias. A son initiative, les hommes des médias ont fait une pause ce mercredi 03 mai 2023 sur l’état de la presse au Togo et se sont interrogés sur les évolutions et éventuellement les régressions qu’ils ont pu connaître au cours de l’année 2022.

L’OTM a rendu public mercredi, son rapport qui se situe dans le contexte général de la célébration de la Journée internationale de la liberté de presse et prend en compte toutes les activités à l’exercice de la profession de journaliste les 12 derniers mois. Le document présenté naturellement s’est articulé autour d’une introduction, une première partie consacrée à l’existant, une autre qui relève les relations avec les institutions et les organisations, une 3ème partie qui rappelle les sanctions et plaintes et celle qui suit fait l’état de la liberté d’expression au Togo. Aussi, ce rapport est assorti de recommandations à l’endroit de diverses entités.


- « La journée du 03 mai, cette année, met en évidence deux impératifs notamment la liberté d’expérience comme moteur pour les autres libertés et droit de l’homme et la liberté de la presse clé de voûte du rôle facilitateur de la liberté d’expression. Nous nous attachons à la thématique de l’année puisque l’OTM actuellement à la responsabilité d’exécuter un projet de grande envergure qui s’intitule ( promouvoir la liberté d’expression et médias et protéger les défenseurs des droits de l’homme au Togo). Notre rapport a pu sortir ces points essentiels liés à cette liberté et surtout dans nos recommandations, nous nous sommes permis d’attirer l’attention des autorités sur cette liberté de presse si précieuse qui semble souffrir ces dernières années dans notre pays », a confié Fabrice Pétchezi, Président de l’OTM.

L’exercice plaît bien aux autorités du pays qui s’en félicitent.
- « Ce document publié aujourd’hui, est un rapport qui prouve encore que le travail qui est fait au quotidien est un travail de qualité qui mérite d’être consolidé. Il a identifié un certain nombre de défis sur lesquels nous devons continuer à travailler et le gouvernement jouera sa partition. Ce rapport emporte parfaitement notre conviction », a salué Ayewouadan Akodah, ministre de la communication et des médias.
Bien que le Togo semble connaître pas mal d’évolution et gagne 30 places selon le rapport de RSF de cette année, des défis restent à l’ordre du jour et qu’il appartient au gouvernement et aux hommes des médias et d’adresser.
Fait marquant à cette cérémonie de 2023, la deuxième partie consacrée à un panel plutôt ouvert avec les deux ministres porte-paroles du gouvernement et des personnalités pas des moindres, dont le Président de la Cour Suprême, sur les textes qui gouvernent le secteur des médias au Togo. C’était autour du thème : « Les textes de loi, une menace pour la liberté d’expression pour les médias au Togo ».

En effet, des articles de la bréviaire des journalistes constitueraient une menace pour la liberté d’expression et de presse et risqueraient d’être obstacles pour la consolidation d’un état de droit. Le législateur s’interdit d’étendre la protection des journalistes aux réseaux sociaux, une disposition qui semble insérer dans la législation un cheval de troie qui mettrait les journalistes au prise avec la justice.

Le sujet sur ce Code de la presse a été largement débattu. Chaque partie prenante a pu défendre son interprétation. Nous y reviendrons. FIN
NPA
