Togo/Déguerpissement des installations le long des routes: Le zèle de certaines communes
Au Togo, les occupations illégales et anarchiques de la voie publique sont interdites. C’est désormais connu de tous même si la situation continue de faire débat. Plusieurs occupants de la chaussée et du trottoir ont été priés de quitter ou se déplacer. Mais ce qui frise le ridicule, c’est l’excès de zèle de certaines communes envers les populations qui mordent sur la chaussée, plus précisément au bord des voies non goudronnées. Il faut mettre le doigt dans la plaie, quitte à faire mal.

Des communes en font de trop. Il y a de ces conseillers municipaux qui viennent faire le paon devant les populations. Des voix s’élèvent pour mettre en cause un excès de zèle de ces représentants du pouvoir décentralisé au nom de la loi. Le constat sur le terrain est une autre paire de manches. Ces comportements font croire qu’ils sont devenus des conseillers municipaux par enchantement oubliant qu’ils sont élus pour défendre les intérêts des populations.
D’abord, on effraye les gens en leur faisant croire que tous ceux qui sont au bord de la route doivent quitter. En outre, il y a de ces communes qui appliquent la loi aux baraques dans des rues qui ne posent aucun souci et de quelle manière ?
Les réactions excessives sont répétitives. Le plafond du verre, c’est le récent scénario à Amadahomè dans la commune de Golfe 5 par un conseiller municipal, précisément sur la route qui longe vers la station d’essence CAP au niveau des rails.

Il y a quelques jours, un conseiller municipal de Golfe 5, accompagné de forces de l’ordre s’est permis de casser une baraque parmi plusieurs autres installées sur le même alignement et sur lesquels il est mentionné « A Dégager ». Une démolition qui donne l’allure d’un règlement de compte.

La question qui mérite d’être posée. Pourquoi précisément cette cafétéria ?
Selon nos informations, le propriétaire paie toujours les taxes.

Aussi, à quelques mètres de cet endroit, se trouve une autre installation de bar presque sur la route au bord des rails et qui n’est inquiété par personne. Une situation que beaucoup ne comprennent pas.
Pire, ce conseiller a cassé la baraque sans se soucier de froisser les susceptibilités et avec un ton véhément envers le public. Un comportement en proie à une forte violence verbale qui heurte la sensibilité. Pourquoi autant de zèle d’un élu municipal envers les populations ?
À en croire les réactions des témoins, il ne s’agirait pas de déplacer une quelconque baraque qui entrave la liberté ou la sûreté de passage des personnes mais plutôt il y aurait anguille sous roche. Il faut aussi souligner que certains s’installent sans autorisation, ce qui complique la gestion des activités commerciales par les mairies mais cela ne justifie point les casses anarchiques comme le cas d’Amadahomé. On dirait un problème déplacé d’une maison à une autre dans le même quartier. Une hypothèse à laquelle nous ne souhaiterions pas croire. Il est normal de survoler cette situation anormale et attirer l’attention sur ce zèle que certaines communes affichent.
Vu cet excès de zèle, la sévérité et le dépassement du devoir de certains conseillers dans la croisade de déguerpissement des installations le long des routes, il est légitime de se demander si nos élus locaux sont devenus des monstres froids pour nos populations ?
Le ministre de l’administration territoriale, Payadowa Boukpessi doit mettre fin à la récréation. Il faut promouvoir l’exemplarité auprès des communes de notre pays. FIN
La rédaction
