SOCIETE

Consommation de la chicha: L’ONG RAPAA conduit les étudiants à se poser les meilleures questions

Les jeunes montrent une forte progression de l’usage du chicha au Togo. Le fléau prend des proportions inattendues avec l’assurance déconcertante qu’ils prennent à consommer ces substances nocives. Ce vendredi 2 juin, dans le cadre de sa mission, l’ONG Recherche Action Prévention Accompagnement des Addictions (RAPAA) a permis aux étudiants de l’Université de Lomé d’approfondir leur compréhension du sujet.

Le phénomène reste très présent ces dernières années. L’usage de la chicha est en nette progression chez les jeunes. Ils sont souvent en groupe, soit dans la sphère privée ou dans les bars à chicha. D’autres s’approvisionnent dans certains commerces ou bars de la ville. L’ONG RAPAA est intervenue vendredi à l’Université de Lomé avec la Jeunesse Étudiante Chrétienne (JEC) , occasion d’amener ces élites de demain à se poser les bonnes questions. RAPAA veut promouvoir un mode de vie saine et équilibrée au niveau des jeunes du temple du savoir.

  • « Le campus de Lomé parce que c’est là qu’il y a des leaders de demain. Ça fait déjà quelques années qu’on est intervenu ici à cause de la Covid-19. C’est pour nous très important de rejoindre les étudiants surtout que nous arrivons bientôt à la période des vacances. Nous voulons vraiment sensibiliser sur ces pratiques conviviales pour les jeunes, mais néfastes pour leur santé pour l’avenir », a expliqué Mme Touré Kadjidja Catherine, Présidente et fondatrice de l’ONG RAPAA.

Également appelée narguilé, la chicha, cette version moderne de la pipe à eau permet de fumer un mélange de tabac et de mélasse aromatisée baptisé « tabamel ». Aujourd’hui, elle est devenue un véritable phénomène de société. Dr AHO KOMIVI MAWUSI, Coordonnateur du Programme National des Addictions aux Produits Psychoactifs (PNAPP) et la Présidente de l’ONG ont échangé avec les étudiants, qui aussi, ont besoin de divertir.

Cet exercice s’inscrit dans le cadre du 31 mai, Journée mondiale sans tabac placée cette année sous le thème: « Cultivons des aliments, pas du tabac ».

  • « Le but de cette journée est de faire prendre conscience de l’existence de l’épidémie du tabac. Il faut faire prendre conscience de cela à la population. Avec RAPAA, il s’agit de parler de la Chicha qui ne se limite plus à la consommation des produits tabac, mais il y a d’autres substances psychoactives qui interviennent et causent beaucoup de dégâts pour la santé des jeunes. C’est important d’attirer leur attention sur ces arômes qui sont dangereux », a précisé Dr AHO.

Des dépliants informatifs sur la chicha ont été partagés aux étudiants qui ont exprimé leurs opinions. La conférence-débat a permis aux participants de renforcer leurs compétences de vie afin de devenir des acteurs de changement au service de leur communauté.

Crée en 2013, l’ONG RAPAA a pour mission de mener le combat contre toutes les formes d’addiction notamment la dépendance aux substances psychoactives. Depuis 2019, elle conduit un projet de prévention sur trois universités privées sur les thèmes usage de substances psychoactives, santé de la reproduction, contamination aux IST VIH, violation faites aux femmes. FIN

NPA

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