SEACOP : Le Togo formalise son engagement
Selon l’ONUDC, plus de 57 tonnes de cocaïne ont été saisies en Afrique de l’Ouest et la plupart des trafics se fait par voies maritimes. Aussi, l’exploitation forestière illégale du bois figure parmi les actes illégaux commis en mer. Les États concernés s’organisent d’où l’intérêt du Projet de Coopération Portuaire (SEACOP) qui fait objet d’éclaircissement depuis ce mardi 06 juin à Lomé.

Après Accra, Dakar, Abidjan et Praia, c’est au tour de la capitale Lomé d’abriter pour la première fois, une manifestation régionale dans le cadre du Projet de Coopération Portuaire (SEACOP).
En effet, depuis plusieurs années, à l’instar des autres régions, l’Afrique de l’Ouest est ciblée par les réseaux criminels internationaux et transnationaux, qui cherchent à y introduire des quantités sans cesse croissantes de substances stupéfiantes, afin de les réexpédier vers l’Europe par différents moyens notamment voies terrestre, aérienne et maritime, ou bien de développer un marché de consommation local.
Aujourd’hui, les agences spécialisées des Nations Unies, dont l’ONUDC, soulignent le rôle croissant de nombreux ports d’Afrique de l’Ouest dans le narcotrafic, avec des liaisons entre l’Amérique du Sud et l’Europe constamment reconfigurées. Il faut agir. C’est ce qui motive la session de formation du SEACOP de Lomé. Cette session formalise l’engagement du Togo pour la mise en œuvre de projet.


- « Comme vous le savez, le trafic maritime régulier est très important. 95% des marchandises sont transportées par voie maritime. Parmi elles, des marchandises illicites. Il est donc très important de déterminer quels types de bateaux peuvent transporter ces marchandises illicites et pour y arriver, l’obtention des renseignements pour cibler les bateaux est fondamentale. Pour que l’obtention de ces renseignements soit plus efficace, il faut que les pays travaillent ensemble à la création de ces renseignements. C’est la raison d’être du SEACOP. Nous sommes donc à Lomé pour partager la connaissance et l’information sur les modalités de transport. C’est un travail intellectuel. Il est très important que les unités sachent quand les chercher et où les chercher pour ensuite les mettre dans une base de données pour avoir des signaux », a expliqué Dominique Bucas, Directeur de projet.

Les actes illicites commis en mer font perdre à l’Afrique, plus de 17 milliards de dollars chaque année. Il convient donc d’agir davantage pour éviter que les espaces maritime ne deviennent la propriété des trafiquants et des groupes terroristes.
La session de Lomé permettra de mettre en place les unités de renseignements maritime sur les défis actuels du trafic maritime illicite. L’autre objectif est de créer des réseaux régionaux connectés à des agences partenaires pour l’assistance. FIN
NPA
