SECURITE

OSTRAO : le Togo s’active pour l’amélioration des données de sécurité routière

Les acteurs des structures impliquées dans la gestion de la sécurité routière au Togo ont porté leur réflexion sur l’amélioration de la gestion des données de sécurité routière, ce jeudi 29 juin Lomé.

La rencontre s’inscrit dans le cadre de la commémoration de la 15ème édition de la journée de l’Organisation pour la Sécurité Routière en Afrique de l’Ouest (OSTRAO), placée sous le thème : « améliorer la gestion des données de sécurité routière : appel à l’action ».

La session a été ouverte par le ministre des Transports Routiers, Aériens et Ferroviaires M. Affoh Atcha-Dedji en présence du Directeur par intérim de la Direction des Transports Routiers et Ferroviaires (DTRF), M. Dermane Tadjoudine et d’une cinquantaine de participants.

Conformément aux recommandations de l’OSTRAO, chaque pays membre organise des activités en lien avec le thème général retenu pour la célébration de la journée. Ainsi, au Togo c’est une occasion de réflexion intense sur la question de l’insécurité routière et d’amplifier la sensibilisation de la masse sur les effets néfastes des accidents de la route à travers des sorties médias et hors médias, des ateliers et des visites de soutien aux victimes d’accidents dans les centres de santé.

Sur les cinq (05) dernières années (de 2018 à 2022), informe M. Affoh Atcha-Dédji, ministre en charge des transports au Togo, l’analyse des données d’accidents de la route publiées par le Ministère de la sécurité et de la protection civile révèle une augmentation moyenne annuelle de 8% de cas d’accidents de la circulation, de 4% du nombre de tués de la route et de 6% du nombre de blessés. Ces cas d’accidents enregistrés de 2018 à 2022 précise-t-il ont impliqué 44 389 véhicules dont 63% de motos (2 et 3 roues), 29% de véhicules légers et 8% de poids lourds.

  • « Cependant, ces statistiques ne prennent pas en compte les victimes d’accidents décédées dans un délai de 30 jours après l’accident et sont loin d’être complètes pour répondre aux exigences internationales en matière d’indicateurs de la sécurité routière. Cette situation est révélatrice des difficultés auxquelles est confronté le secteur, notamment l’absence d’un outil intégré de collecte, de traitement et d’analyse des données d’accidents de la route, l’une des faiblesses soulignées dans le document de la Politique Nationale des Transports pour la période 2016 2030. Conscient de ladite situation et afin d’améliorer la gestion de la sécurité de sécurité routière et d’inverser la tendance haussière et alarmante des accidents de la route, le Gouvernement togolais, a organisé sa riposte contre ce fléau à travers un certain nombre de mesures », a-t-il fait savoir.

L’atelier de ce jeudi a donc permis aux acteurs de faire l’état des lieux du système de collecte actuel et voir les axes d’amélioration à apporter afin d’avoir des données de qualité qui pourront aider les pouvoirs publics à une prise de décisions. Aussi, une analyse profonde du contexte actuel notamment la réglementation a été faite.

  • « Nous avons en moyenne plus de 6000 cas d’accidents chaque année avec 600 morts et également 6000 blessés. Donc il faut chercher les causes réelles d’accidents et les différents points noirs afin de détecter la mesure à prendre pour pouvoir baisser les chiffres », a souligné M. Dermane Tadjoudine, Directeur Général par intérim de la DTRF.

Dans son discours d’ouverture de l’atelier, M. Affoh Atcha-Dedji, ministre en charge des transports a invité j chaque acteur public ou privé présent à l’atelier, à une participation active aux activités de l’assise afin de formuler des recommandations dans le sens de l’amélioration de la gestion des données d’accidents de la route, gage d’une meilleure gouvernance de la sécurité routière au Togo. FIN

René

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