L’interdiction du ministre HODABALO vivement critiquée par le Front Touche Pas à Ma Constitution
COMMUNIQUE DE PRESSE
Le front « Touche Pas A Ma Constitution » proteste vigoureusement contre l’interdiction arbitraire de la journée de prière et de solidarité en faveur des détenus politiques à Sokodé
Le front « Touche Pas A Ma Constitution » exprime sa profonde indignation face à la décision arbitraire du ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et du Développement des Territoires, d’interdire la journée de prière et de solidarité en faveur des détenus politiques. La journée était prévue pour se tenir à Sokodé le 20 septembre 2024.
On ne peut pas continuer indéfiniment à confisquer les libertés publiques.
Cette interdiction, notifiée par une simple lettre reçue le 18 septembre 2024, constitue un abus de pouvoir caractérisé et une violation flagrante des droits constitutionnels des citoyens togolais. En
privant les enfants de Sokodé de kits scolaires, cette décision inflige une double peine à des familles déjà éprouvées par la détention arbitraire de leurs proches. Alors qu’à Lomé, nous avons organisé et distribué les kits aux enfants.
Nous tenons à rappeler que les organisations citées au pied-de-page de notre correspondance adressée au ministre, (BINDJEGUE BINDJE, Ensemble le Togo, Front Togo Souverain) ne sont pas les organisateurs de cet événement. Le ministre n’a, pas conséquent, aucun droit légal pour motiver l’interdiction de notre événement sur la base du statut de ces trois organisations.
Les signataires de la lettre d’information, à savoir la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH), Les Démocrates, et Parti des Togolais, sont toutes légalement constituées et jouissent du droit plein et entier d’organiser un tel événement.
Par ailleurs, nous nous étonnons que notre journée de « prières et de solidarité », puisse être considérée par le ministre comme n’étant « pas de nature à garantir la tranquillité publique ».
L’objectif de cette journée de prière et de solidarité est purement humanitaire: offrir un soutien moral aux détenus politiques ainsi qu’à leurs familles, et distribuer des kits scolaires à leurs enfants, en ce moment de reprise des cours. Cette initiative s’inscrit dans une démarche de compassion et d’entraide sociale, valeurs largement partagées par les Togolais.
Nous attirons l’attention du ministre sur le fait que, selon la loi en vigueur, une interdiction de manifestation doit faire l’objet d’un arrêté ministériel en bonne et due forme, et non d’une simple lettre. Cette procédure par arrêté est essentielle pour garantir la transparence et le respect de l’État de droit. En procédant par simple correspondance, le ministre viole délibérément nos droits de recours.
Le front « Touche Pas A Ma Constitution » poursuit avec détermination sa campagne en faveur des détenus politiques, dont la libération est un impératif, surtout après les décisions de la Cour de Justice de la CEDEAO en faveur de la fin de leur détention.
Après l’interpellation des autorités politiques togolaises, qui répondent par un silence méprisant, nous entrons désormais dans la phase de plaidoyer auprès des groupes organisés tels que des chefs religieux, des chefs traditionnels, des organisations internationales, des chancelleries et des personnalités.
Nous lançons un appel pressant à toute la population togolaise, pour que le sort des détenus politiques soit pris en considération par chacun, afin que des actes puissent être posés en faveur de leur libération.
Nous exhortons chaque Togolais à rendre visite aux détenus à la prison civile de Lomé, afin de leur témoigner notre solidarité.
Que viennent les tyrans ton cœur soupire vers la liberté !
La Cellule Communication
