Littérature: Didier NAGBE sort un livre à l’intitulé prétentieux
Il n’est pas simple de sortir un ouvrage et de s’inscrire parmi ceux qui font la littérature au Togo. Didier NAGBE a su franchir ce cap. Il a même réussi le pari de l’autoédition. A travers un nouvel ouvrage, l’auteur pose une thématique qui n’est pas nouvelle, mais dont la réflexion menée l’est, à travers une approche qui se veut singulière. Didier NAGBE nous invite à mesurer l’enjeu du « jeu » pour ne pas être hors jeu. Ce samedi 19 octobre 2024, un public sélectionné a été enveloppé dans l’univers de cette finesse narrative.
Dans le discours ambiant, l’on peut penser que la réussite se mesure a l’aune de ce que l’on a ou de ce que l’on est. C’est à cette réflexion que nous soumet le nouvel ouvrage de Didier NAGBE intitulé le « jeu de la réussite » avec un sous titre particulièrement éloquent : le « Je » du jeu, première partie.

La connaissance de soi, de ses qualités intrinsèques, mais aussi la part irréductible de ses faiblesses, à laquelle il peut toutefois être remédié en mobilisant de façon sélective et réfléchie des apports et emprunts extérieurs, est-elle un facteur déterminant dans la réussite, en tout cas, une étape importante de la marche vers celle-ci ? L’ouvrage pose le débat par un fil conducteur de son exposé.
Le « jeu de la réussite », le « Je » du jeu, de Didier NAGBE est un essai qui ambitionne de se décliner en plusieurs volumes subséquents susceptibles de rendre possible l’accomplissement d’exploits les plus inimaginables. Didier NAGBE propose, au-delà de la métaphore, de faire du jeu, le paradigme de la réussite. Le « jeu de la réussite », le « Je » du jeu, nous livre les facteurs clés censés y concourir. Ceux-ci s’articulent, dans ce premier volume structuré en trois parties, d’abord autour de l’individu lui-même et de ce qui façonne sa personnalité.
C’est avec passion que ses amis, ses mentors et les amoureux du verbe se sont retrouvés autour de lui pour célébrer cet nouvel ouvrage samedi à Lomé. On pouvait remarqué la présence de l’ancien ministre des médias et de la communication Akodah Ayewouadan, l’homme d’affaires Jonas DAOU et André Kangni Afanou.



« J’ai eu l’idée d’écrire cet ouvrage en jouant en 2015. Le jeu s’appelle (femme héros). J’aimais bien le jouer parce que ça déstressait. A un moment je jouais pour gagner. J’ai décidé ensuite de prendre les principes du jeu et de les développer. La suite de l’exercice a été d’observer des vies pour voir le parallèle entre ce que je découvre dans le principe du jeu et la réalité, tout en transposant ce que j’observais dans le jeu et ce que j’observais auprès des gens qui, pour moi, sont des références. Pour dire que le jeu de la réussite vient du postulat selon lequel dans un monde où tout le monde aime jouer et surtout tout le monde a au moins une fois gagné un jeu en respectant des principes, tout le monde peu donc gagner le jeu de la réussite. La question que moi je me pose est de savoir pourquoi le monde ne gagnerait pas le jeu de la réussite si tout le monde a une fois gagné à un jeu? A partir de ce moment, je me dis qu’on peut le mettre à la portée de tout le monde. Pour moi, il faut démystifier la réussite. On doit pouvoir la rendre accessible à tout le monde. Ce livre nous aide aussi à ramener des méthodes des entreprises à des personnes, ce qui pourrait être valable aussi pour un pays », a argumenté l’auteur Didier NAGBE.

En clair, rien à priori ne permet d’exclure ex officio que ce qui fonctionne dans le cadre d’entités certes abstraites, mais conçues et dirigées concrètement par des humains puisse trouver à s’appliquer, mutatis mutandis, à ces derniers, d’où le mérite de l’auteur d’avoir osé le parallèle et l’analogie.
Dans l’ouvrage la « réussite du jeu », le « Je » du jeu, l’on relève au passage la dimension philosophique de la réflexion, une philosophie de la réussite sociale, serait-on tenté de dire. Cette approche résolument audacieuse de l’auteur a été préfacée par le professeur Dodzi Kokoroko et M.Jonas DAOU, homme d’affaires.
Ce livre qui mérite une place sur la table de votre chevet,
contribuera assurément à nourrir la réflexion du lecteur autour de ce premier volume, qui est loin d’être le dernier.
NPA
