Togo l Recul de la campagne 2024-2025, baisse du nombre de producteurs, « l’or blanc » en difficultés : La FNGPC COOP-CA veut investie à remonter la pente

Les médias, le pari de la Fédération Nationale des Groupements de Producteurs de Coton (FNGPC COOP-CA) pour la relance du coton au Togo. Les deux parties renforcent leur proximité à Kpalimè depuis ce jeudi 25 septembre 2025.
Il s’agit d’un cadre de travail et d’échange crucial pour l’avenir du coton au Togo communément appelé « l’or blanc ».
A l’initiative de la Fédération Nationale des Groupements de Producteurs de Coton (FNGPC COOP-CA) en partenariat avec le Réseau des Journalistes pour la Promotion des produits Agro-sylvo-pastoraux et Halieutique en Afrique de l’Ouest et au Sahel ( ReJPAH-AOS), la filière de coton du Togo subit un scanner à Kpalimè depuis le jeudi.

En effet, le coton occupe depuis plusieurs décennies une place prépondérante dans l’économie togolaise, contribuant entre 1% et 4,3% du PIB. L’or blanc constitue non seulement j’en source de revenus pour des milliers de familles rurales, mais aussi une filière stratégique pour le développement des communautés.
Malheureusement, cette filière traverse une zone de turbulence.
Le coton au Togo est confronté à des défis tels que la baisse de la production, la fluctuation des prix des intrants, l’impact du changement climatique, le manque de visibilité et la confiance dans la chaîne de valeur.
Aussi, la campagne 2024-2025 a enregistré un recul avec une production de 60 408 tonnes, soit une baisse d’environ 10% malgré la subvention de l’Etat. Le rendement moyen, lui a augmenté à 767 kg/ha.
Au-delà des volumes, la filière fait également face à la baisse du nombre de producteurs qui traduit un vieillissement de la profession et une désaffection des jeunes pour le coton. En quelques années, l’effectif des producteurs est passé de plus de 115 000 cotonculteurs à environ 76 000 aujourd’hui, soit une chute de pression d’un tiers.
La situation préoccupe La Fédération Nationale des Groupements de Producteurs de Coton (FNGPC COOP-CA), première interlocutrice des acteurs de la filière cotonnière au Togo.
Consciente qu’avec un meilleur accompagnement et une meilleure valorisation, le coton peut redevenir une filière attractive, porteuse d’emplois et d’opportunités, cette entité choisit les médias comme alliés.
Depuis jeudi, une cinquantaine de professionnels de médias renforcent leur compréhension des enjeux de la filière cotonnière à Kpalimè.

En clair, la Fédération Nationale des Groupements de Producteurs de Coton (FNGPC COOP-CA) affûte ses armes pour les prochaines campagnes agricoles du coton au Togo.

« Votre plume, votre micro et vos caméras peuvent être des leviers puissants de changement. Par vos reportages, enquêtes, émissions et articles, vous pouvez influencer favorablement les perceptions, soutenir les producteurs et attirer de nouvelles générations vers cette culture. A travers cette formation, nous voulons renforcer votre compréhension des enjeux de la filière cotonnière, partager avec vous nos réalités de terrain et construire un partenariat durable entre les producteurs et la presse » a précisé Koussouwè Kourouféi, Président du Conseil d’Administration (PCA) de la FNGPC COOP-CA.

« La contribution des médias à la relance du coton au Togo », c’est autour de ce thème que cet exercice, prévu duré deux jours, a été placé. Occasion pour les médias de toucher du doigt les réalités de la filière du coton au Togo.
« L’objectif de ce séminaire de formation est de renforcer les capacités des journalistes sur les notions de la filière et de les éclairer sur le fonctionnement réel de cette culture en faisant comprendre aux professionnels des médias le rôle fondamental des producteurs de coton dans l’économie nationale. La finalité c’est d’outiller essentiellement les journalistes pour un accompagnement sérieux et efficace de la filière cotonnière » a rappelé Gille Podjolé, Président du ReJPAH-AOS.
La rencontre de Kpalimè vise à promouvoir une image positive du coton au Togo avec qu’il soit perçu comme un secteur d’avenir.
NPA
