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Togo l café-cacao : Kpalimè ouvre une nouvelle campagne de commercialisation

Le Comité de Coordination des Filières Café et Cacao (CCFCC) tient au respect d’achat sur le terrain pour la préservation des intérêts des producteurs.

Kpalimè a donné le ton de la commercialisation 2025-2026 du café-cacao vendredi 27 septembre 2025.
C’était en présence de Kayi Rose Mivedor, ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation Locale des autorités centrales et les acteurs des filières café et cacao.
Les deux filières célébrées surtout pour leur rendu au titre de l’année 2024-2025.

En effet, pour la campagne 2023-2024, les quantités exportées étaient de 2.618 tonnes pour le café et de 11.182 tonnes pour le cacao. Celle de 2024-2025 a connu une nette progression avec 4.400 tonnes de café et 24.000 tonnes de cacao exportées. Les transactions ont été menées par 24 opérateurs économiques. De quoi réjouir les producteurs.

« Je vous exhorte à maintenir le cap pour rendre les deux filières plus performantes et plus résilientes afin de garantir de meilleurs revenus aux planteurs tout en contribuant à la croissance de l’économie de notre pays », a lancé Rose Kayi Mivedor.

Et d’ajouter que : « Nous allons entrer dans quelques jours dans le mois d’octobre, mois dédié à la promotion de la consommation locale dans les pays de l’espace UEMOA dont le nôtre. Plusieurs activités sont programmées à cet effet. Ce mois est également retenu pour la célébration du café et du cacao sur le plan international.
C’est ainsi que le 1er octobre a été institué à la fois comme Journée Internationale du Café et Journée Mondiale du Cacao et du Chocolat. Ces Journées visent à promouvoir le café et le cacao, à sensibiliser les consommateurs aux conditions de travail des producteurs de ces denrées, à encourager le commerce équitable et à célébrer la richesse de leur culture et de leurs vertus diététiques »
.

En dépit des performances enregistrées lors de la campagne 2024-2025, force est de constater quelques dysfonctionnements qui méritent d’être corrigé pour le bon déroulement de la nouvelle campagne qui s’ouvre. Le Comité de Coordination des Filières Café et Cacao (CCFCC) y attache un prix.

« Les filières café et cacao sont certes libéralisées au Togo, mais régies par des textes et procédures. Le respect des procédures d’achat sur le terrain est très important pour assurer l’efficience de la commercialisation de café et de cacao tant recherchée par nos gouvernants, et pour la préservation des intérêts des producteurs en premier. Dans ce sens, nous avons tous, le devoir d’œuvrer à décourager les pratiques de contrebande qui s’opèrent depuis quelques années et qui ont particulièrement pris de l’ampleur au cours de ces deux dernières campagnes de commercialisation.
La contrebande crée du désordre sur le terrain. Elle fragilise l’ensemble de la chaîne de valeur des deux filières, et reste dommageable à l’amélioration durable des revenus des producteurs. Elle s’opère avec la complicité d’opérateurs locaux et procède d’une surenchère qui dérègle les dispositions mises en place par les acteurs des deux filières.
Elle doit être combattue avec beaucoup de rigueur. C’est dans le but de veiller à l’observance des textes, que le CCFCC a tôt, pris soin d’encourager en novembre 2021, la mise en place d’un cadre de concertation. Ce cadre regroupe la Fédération des Unions de Producteurs de Café et de Cacao du Togo (FUPROCAT) et le Syndicat Indépendant des Acheteurs de Café et de Cacao du Togo (SIACCTO). Il a été renforcé avec des personnes ressources en octobre 2023.
Ce cadre travaille depuis lors à assainir le terrain, avec l’accompagnement du CCFCC et l’appui manifeste des autorités préfectorales, communales et des Chefs de canton »,
a déclaré Enselme Gouthon, Président du Comité de Coordination des Filières Café et Cacao (CCFCC) au Togo.

Moments fort à ce lancement, la remise de matériel à des acteurs des deux filières, visite et dégustation de café et cacao.

Faut-il le rappeler, le café et le cacao sont deux produits agricoles de rente très stratégiques pour le Togo et qui procurent des devises considérables dans le sous-secteur, avec plus de 40 mille ménages qui en vivent.

NPA

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