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ACTUALITE

Réparations individuelles au Togo: Une franchise désarmante des bénéficiaires consolide le mur de l’apaisement

Un réceptacle de témoignages adressé au Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN ).

Les Réparations individuelles dans le cadre de la mission du Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN ) sont déclinées sous forme de prise en charge médicale et psychologique et d’indemnisation des victimes. Ce volet vise à réparer les préjudices subis par les victimes des violences politiques au Togo, conformément aux recommandations de la CVJR. Le processus comprend également des bourses d’études pour les orphelins de victimes et des réparations communautaires.

Pendant 10 ans, le HCCRUN s’est donné corps et âme pour accomplir cette mission sur l’ensemble du territoire national. Une rafale de témoignages et de reconnaissances est adressée à Madame Awa Nana Daboya et son équipe. Les bénéficiaires ne cachent pas leur joie. Une franchise désarmante qui consolide le mur de l’apaisement et la cohésion sociale dans le pays. C’est le cas de DAWABE Yempab, qui vit à Worgou-Gnalibaoug à Dapaong.

« Nous, notre problème était autour d’un bœuf qui nous a été retiré après le décès de notre père. Nous nous sommes donc concertés en famille après avoir été identifiés par le HCCRUN pour suivre les démarches. Le soutien du HCCRUN nous a permis de payer un autre bœuf pour la famille et le reste de l’argent a été partagé aux veuves et à nous qui sommes les enfants du défunt. Franchement au début, je ne croyais pas à la promesse du HCCRUN. Mais je me suis rendu compte après que c’était sérieux. On nous a indemnisés. Toute la famille était heureuse. Les cœurs se sont apaisés. Je voudrais dire merci au HCRRUN pour ses soutiens et l’encourager à continuer parce que ce geste apaise beaucoup les populations », s’enthousiasme DAWABE Yempabe, un ayant-droit.

Même sentiment chez TCHANKOUME Martine, mère de 65 ans, qui vit à Napieng à Dapaong. « J’ai été indemnisée en 2024. Avec ce soutien, j’ai pu acheter un terrain que j’ai morcelé en deux parties. Une partie m’a servi dans les démarches de la maison où j’habite. C’est une maison litigieuse qui appartient à mon papa. A son décès, ses frères ont voulu l’accaparer. Je suis allée me plaindre. L’argent m’a permis de faire les démarches judiciaires. L’autre partie du terrain a servi à me soigner. J’avoue que quand j’ai vu mon nom affiché sur la liste du HCCRUN, j’ai eu un petit remord parce que cela m’a rappelé les faits liés à mon papa. Mais quand j’ai été reçue par le HCCRUN qui m’a dit des paroles apaisantes, cela m’a beaucoup réconfortée. Je dis merci au HCCRUN pour cette considération et son accompagnement et que Dieu lui donne plus de moyens pour soulager les autres victimes aussi. Ce que j’ai comme message à mes frères Togolais qui ont été indemnisés est un message de paix et de cohésion », lance-t-elle.

A TIMBOU, ancien militaire, HORSO Mahamadou, indemnisé en 2017, a été accusé à tort puis emprisonné. Finalement blanchi, il fait preuve d’une honnêteté rafraîchissante du bien que la prise en charge du HCCRUN lui a fait. « Grâce à l’aide du HCRRUN, j’ai pu construire trois pièces. Cette institution a eu pitié de moi quand je suis revenu dans mon village. Dans la maison de mon père, j’ai pu faire juste quelques pièces en banco que la pluie a détruites. C’est grâce au HCCRUN que les trois pièces sont sorties de terre ici. Je remercie beaucoup le HCRRUN pour ce soutien et pour sa mission », se réjouit-il.

Indemnisée en 2017 à Cinkassé, LAMBONI Migboatibe confie avoir repris goût à la vie grâce au soutien du HCCRUN : « Grâce au soutien du HCCRUN, j’ai pu entamer mon commerce. Le soutien m’a également permis de payer un terrain et répondre aux charges de mes enfants pour leurs études. Ce n’est pas tout. La maison de notre papa est un terrain litigieux. C’est grâce à cet appui du HCCRUN que j’ai pu faire les démarches judiciaires jusqu’à avoir gain de cause ».

Toujours à Cinkassé, DASMANI Issaka indemnisé en 2023 reconnaît l’apaisement que l’accompagnement du HCCRUN lui a apporté. « L’accompagnement du HCRRUN m’a permis de couvrir mon toit. Ma famille est à l’abri grâce à ce soutien. Je n’avais pas les moyens pour la finition de cette construction que j’ai entamée. C’est le HCCRUN qui a été le soutien de poids pour achever cette œuvre qui, depuis, nous a mis à l’abri », indique-t-il.

KALOUPO Damissane, l’une des victimes des conflits liés à la faune, a réussi à reconstruire sa vie à Tandjouaré toujours grâce au soutien du HCCRUN. « L’indemnisation du HCCRUN m’a beaucoup aidé dans l’agriculture, l’achat de bœufs et l’installation d’une boutique ici à Tandjouaré. J’arrive à m’en sortir grâce à cette boutique qui est une attraction pour les habitants du village. Sans le HCRRUN je n’aurais pas pu réaliser cette petite entreprise ici », avoue-t-il.

DJARK Fartongue, père de famille âgé de 60 ans et conseiller municipal vivant à Lolo Fio dans la préfecture de Tandjouaré, affiche-lui aussi sa joie : « Le HCCRUN m’a beaucoup aidé. Grâce à son soutien, j’ai pu acheter des bœufs, une moto et j’ai payé les études de mes enfants. Il y a donc eu un grand changement dans ma vie. Je remercie vivement le HCCRUN ».

A Mango au quartier Sangbana, KAMALO Samiratou épouse Allassani Dawari raconte l’histoire de son mari et le bien que le HCCRUN a pu apporter dans sa vie : « Mon mari et un ami à lui, dans l’histoire de la faune qui a engendré la peur ici à Mango, ont été l’une des cibles. On a tiré à balle réelle sur les deux. Malheureusement, son ami a été atteint par balle. Mon mari, quant à lui, a réussi à s’enfuir bien qu’ayant été touché lui aussi. C’est ce préjudice que le HCCRUN a voulu réparer en lui apportant un soutien. Mon mari est coiffeur. L’appui du HCCRUN lui a permis d’entamer son chantier qu’il n’a pas pu terminer. Son métier ne marche plus. Il a donc décidé de faire un voyage sur le Mali à la recherche d’un mieux-être et pour finir son chantier ».

Il convient de préciser que les personnes aspirant aux indemnisations individuelles doivent consulter les listes des concernées sur le site du HCRRUN ou dans les bureaux des mairies et préfectures et se présenter avec une pièce d’identité valide. C’est le cas également pour les ayants-droits. « Mon père a été victime. Je suis donc l’ayant-droit qui a bénéficié de l’aide du HCRRUN. Ce soutien m’a permis de mettre ma sœur en apprentissage. J’ai pu aussi construire le bâtiment de notre maison où ma mère vit avec moi. J’ai pu également payer mon écolage et des vivres pour la famille. Je tiens sincèrement à remercier le HCCRUN pour cet appui », déclare TCHONDO Batalaki, vivant à Sokodé.

A Kara Lamakinzi, le nom HCCRUN retentit bien dans les oreilles. « De 2005 à 2022, j’ai souffert parce que mon enfant, depuis mon enlèvement en 2002, n’est pas bien psychologiquement. Les 50% de mon salaire étaient pour la santé de mon fils. Ensuite, le HCRRUN est venu soulager mes maux en 2022. L’institution a pris mon garçon pour l’amener dans une clinique à Lomé pour des soins. Je suis soulagé aujourd’hui grâce au HCCRUN et mon fils continue de suivre des soins », confie AWADE Ama Véronique.

A Guerin-Kouka, les populations doivent une fière chandelle à l’institution dirigée par Mme Awa Nana Daboya. « En 2005, j’ai été victime d’une fracture. Ensuite, le HCRRUN m’a soutenu. Ce soutien m’a beaucoup aidé. J’ai réussi à construire 4 pièces, arranger les portes et m’installer avec ma famille. C’est grâce au HCCRUN que je dors dans ma maison », se réjouit Yemba Adam, Président des collectifs des victimes de Dankpen.

A Koliko-Kopé, dans le Wawa, SOLIGUE Lelenda rend hommage au HCCRUN : « En 2022, vu les derniers événements dans notre localité, le HCCRUN a souhaité indemniser les habitants. J’ai pu être sélectionné parce que notre maman a été victime des conflits qui se sont déroulés en 1993 à 2005. On a été indemnisé en 2022. Ce soutien nous a permis de faire du stock de maïs et d’haricot pour le commerce. Cela me permet aujourd’hui de vivre avec ma famille. Les bénéfices m’aident à survivre ».

Même Badou dans la préfecture de Wawa est reconnaissant de l’impact des actions du HCCRUN sur les populations. « Mon mari a reçu une balle en 2005. Il a rendu l’âme à cause de l’état de sa santé. J’avais un bébé de 3 mois et j’ai été par la suite malade, ce qui m’a beaucoup fait dépenser. Le HCRRUN m’est ensuite venu en aide. J’ai pu retrouver la santé grâce à ce soutien. Le HCRRUN a également scolarisé mes enfants et continue de payer leur scolarité. Je dis grand merci au HCCRUN pour cet accompagnement », applaudit SODJINOU Ama.

Artiste de ballet national du Togo de 1972 à 1980, Mme KOUYOU N’guèzou, âgée de 69 ans, livre une petite couche de son histoire tout en faisant preuve de reconnaissance envers le HCCRUN : « J’ai été pris en charge par le HCCRUN parce que depuis 1980, on a arrêté nos activités. Le poids de l’âge m’ayant affaiblie, le HCCRUN a décidé de m’accompagner. Ce soutien nous a été d’une grande utilité. Personnellement, cela m’a beaucoup aidée. Je fais un petit commerce grâce à cet accompagnement. Je me sens bien parce que j’ai pu me soigner. Je tiens vraiment à dire merci au HCCRUN pour son accompagnement si précieux ».

Même son de cloche à Pla Agbanakin, une localité non loin d’Aného. « Le 05 octobre 2005, après la proclamation des résultats, ma femme et moi avions été attaqués à 23 heures par des individus qui ont tout saccagé et nous ont dépouillés. On a été obligés de fuir pour Aného où on a été pris en charge. Un matin, le HCCRUN nous a appelés pour être indemnisés. Cet argent nous a permis de faire l’élevage et le champ. J’ai même pu me trouver une moto pour mieux faire mes activités. Le HCCRUN nous a demandé de pardonner, ce qu’on s’attèle à faire », dit KPADE Yaovi Jean-Baptiste, résidant à Agbanakin.

A l’évidence, ces 10 ans de périple ont imposé au HCRRUN des approches de recherches poussées en vue de retrouver toutes les victimes inaccessibles sous l’effet combiné de plusieurs facteurs.

L’autre satisfecit demeure l’adhésion massive des populations à ce processus de justice transitionnelle depuis le consensus de l’APG en 2006 jusqu’aux conclusions de la CVJR en 2012, en passant par les consultations nationales en 2008.

Ce serait un euphémisme d’affirmer que ces réparations concourent efficacement à l’apaisement des victimes puisqu’elles sont l’expression de la compassion du peuple togolais et de ses dirigeants qui reconnaissent ainsi publiquement les préjudices subis par ces Togolais pendant les parenthèses douloureuses qui ont émaillé le cours de l’histoire commune.

Pour un plein succès des réparations individuelles et collectives, les Comités Locaux de Paix (CLP) se sont avérés des alliés objectifs du HCCRUN. Depuis 2016, les CLP font partie intégrante du paysage associatif togolais.

« Dans le processus de paix dans notre pays, nous sommes le relais ici à Danyi pour que la mission du HCCRUN soit aboutie. Notre rôle est donc de l’accompagner dans la mise en œuvre des recommandations de la CVJR. Nous sensibilisons les populations pour un changement de mentalité et de comportement. Nous accentuons cet exercice, surtout pendant les périodes électorales, pour prévenir les troubles socio-politiques. Il nous arrive de faire du porte-à-porte pour partager des messages de paix avec nos frères et sœurs ici. Il y a eu des troubles ici dus aux élections précédentes. On a enregistré des victimes qui ont fait des dépositions auprès du HCCRUN. Au moment des indemnisations, le HCCRUN nous envoie les listes que nous affichons au niveau des points stratégiques dans le village et dans les chefs-lieux des cantons. Nous mobilisons ensuite ceux qui sont sur la liste, les informons de ce qu’ils doivent faire et où ils doivent aller pour bénéficier de cette indemnisation », explique Mme Zotoglo Ama Catherine, présidente CLP Danyi Ntifafa Zogbegan.

« Nous travaillons depuis 2016 avec le HCRRUN pour l’indemnisation, la médiation et contribuons à la paix dans nos localités et pour également aider à la gestion pacifique des conflits. Au moment des indemnisations, le HCRRUN envoie la liste des personnes indiquées pour être indemnisées et nous, notre rôle est de chercher les villages et localités où vivent ces victimes pour ensuite donner l’information au HCCRUN. Le moment venu pour l’indemnisation, nous sommes toujours aux côtés de l’institution pour faire comprendre pourquoi ils sont indemnisés et ce à quoi cette indemnisation va servir. Nous faisons également le suivi des victimes dans leur localité pour éviter des conflits et vulgarisons le message de paix prôné par le HCCRUN », confie BAMMONTE Namegor, Présidente du CLP Tône.

La création des CLP, faut-il le souligner, répond à la volonté des plus hautes autorités du Togo, aidé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), de doter les populations à la base de mécanismes endogènes de prévention des conflits, de préservation et de promotion de la paix.

La rédaction

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