SANTE

Santé: Le Togo mobilise contre les MTN

 

Le ministère de la santé, de l’hygiène publique, de la couverture sanitaire universelle et des assurances a officiellement lancé jeudi 29 janvier 2026 dans ses locaux, les activités inscrites au programme de la célébration de l’édition 2026 de la journée mondiale de lutte contre les Maladies Tropicales Négligées (MTN).
Cette journée initiée par l’OMS en 2021 et célébrée chaque 30 janvier, a retenu pour thème 2026 au niveau national : « S’unir, agir pour éliminer l’onchocercose, les schistosomiases, la lèpre et le pian d’ici 2030 au Togo »

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Démarrées depuis le 28 janvier au nord du pays, cette célébration s’étend au 30 janvier à Lomé, Sokodé et Dapaong pour faire connaitre les MTN à la population, faire connaitre les efforts du gouvernement et des partenaires techniques et financiers pour lutter contre ces maladies, partager les perspectives de la lutte sur le plan national et susciter la mobilisation des ressources à travers l’engagement d’autres partenaires.

Les MNT sont un groupe de maladies parasitaires, bactériennes, virales, mycosiques majoritairement transmissible et qui sévissent dans les pays pauvres dans des zones rurales isolées d’hygiène défectueuses.

Au Togo, la lutte contre ces maladies est portée par le programme national des MTN et s’articule autour de l’élimination de l’onchocercose et des schistosomiases, le renforcement du contrôle des géo helminthiases, l’élimination de la lèpre et du pian, le contrôle de l’ulcère de Buruli, la réduction de la morbidité liée aux envenimations pour morsure de serpents.
Il s’agit également à travers ce programme de faire a cartographie de la gale, de la dengue, de la rage et le mycétome.

« Il y a des maladies pour lesquelles nous avons atteints l’élimination c’est-à-dire que ce n’est plus un problème de santé publique et c’est le cas de la filariose lymphatique en 2017, de la maladie du sommeil en 2020 et du trachome en 2022. Il y a des maladies pour lesquelles beaucoup d’efforts ont été fait mais nous n’avons pas encore atteint le niveau de l’élimination comme l’onchocercose, le pian, la lèpre et les schistosomiases et donc il faut nous mobiliser. Il y a aussi des maladies pour lesquelles beaucoup d’efforts restent encore à faire et c’est le cas par exemple de l’envenimation par morsure de serpents, de la rage, de la dengue ou encore de la gale qui sont des maladies qui touchent encore beaucoup de togolais », a indiqué Dr Piham Gnossike coordonnateur du programme national des MTN.

Bon élève en matière de lutte contre les MTN, le Togo opère à travers des traitements de masse des maladies, la prise en charge de cas de morbidité, les mobilisations communautaires, la lutte antivectorielle, la sensibilisation sur les mesures d’hygiène et d’assainissement de base.

« Les MTN constituent un enjeu important de santé public dans le monde. En termes de mortalité, ça tue beaucoup, en termes de morbidité, ça rend malade et surtout leurs impacts socio-économiques dans les pays concernés est non négligeables. Des solutions existent et facile à mettre en œuvre et très peu coûteuses. Le Togo a montré le chemin par son leadership dans cette lutte en annonçant que personne ne doit être mis de côté d’une part et d’autre part en se mobilisant pour montrer le chemin d’élimination de 4 MTN le plaçant ainsi le 1er pays au monde à le faire. L’OMS par ma voix félicite le Togo pour ces efforts et ses résultats » , a déclaré Dr Hamadou Nouhou, représentant résident de l’OMS.

Avec des impacts socio-économiques négatifs sur la population togolaise, le traitement des MTN est pourtant peu coûteux mais ces maladies sont fréquentes dans des milieux ruraux où les populations sont de faibles revenus.

En janvier 2026, 87 cas de bilharzioses urinaires ont été détectés dans le district d’Anlé.

« Cette journée, c’est l’occasion de sensibiliser les communautés et les populations à s’engager pour que nous puissions parvenir aux objectifs d’élimination des MTN. Nous savons que ces maladies touchent les populations les plus pauvres, les populations vivant en milieu rural et ces maladies créent parfois un handicap conduisant à la stigmatisation qui entache la qualité de vie des personnes affectées. Un appel est donc lancé aux communautés à aller vers les centres de santé pour recourir au personnel de santé pour éviter les décès parce que les traitements existent pour ces maladies », a confié Dr Kokou Wotobé secrétaire général du ministère de la santé.

Il faut souligner que 21 MTN sont inscrites sur la liste de l’OMS dont 17 au Togo. Il s’agit des Géo helminthiases, onchocercose, schistosomiases, filariose lymphatique, trachome, ver de guinée, ulcère de Buruli, lèpre, pian, tila, envenimations, rage, mycétome, noma, gale, dengue, leishmaniose cutanée.

.Chrystelle

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