08 mars: La HAPLUCIA lève son chapeau à toutes les femmes

Pour la quatrième fois, la Haute Autorité de prevention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) aujourd’hui Haute Autorité pour la transparence, l’intégrité, de la vie publique et la lutte contre la Corruption (HATIC), s’associe à la communauté nationale et internationale autour du thème : « Droits, Justice, Action pour toutes les femmes et les filles ».


La HAPLUCIA a commémoré à Lomé, ce mardi 10 mars 2026, la Journée internationale des droits de la femme.
Pour cette institution, la question des droits des femmes ne peut être dissociée de celle de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption.
« Lorsque la corruption s’installe dans les institutions, elle fragilise l’accès équitable aux services publics essentiels tels que l’éducation, la santé, la justice ou encore les opportunités économiques. Et malheureusement, dans bien des cas, ce sont les femmes et les filles qui en subissent les conséquences les plus lourdes », a regretté Aba Kimelabalou, Président de la HAPLUCIA.
Des conférences ont marqué les temps fort de cette célébration du 08 mars 2026 placée sous le thème: : « Droits, Justice, Action pour toutes les femmes et les filles ». Un thème qui invite à réfléchir aux liens étroits entre les droits des femmes, la justice sociale et la lutte contre la corruption.

« La justice, deuxième pilier de notre thème, constitue un fondement essentiel pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Une justice accessible, impartiale et intègre est une condition indispensable pour garantir la protection des droits des femmes. Là où la corruption gangrène le système judiciaire, la justice devient fragile, et les femmes, souvent déjà vulnérables, peuvent se retrouver privées de recours effectifs. À l’inverse, une justice forte, indépendante et transparente contribue à restaurer la confiance et à protéger les plus faibles. Comme l’affirme la Sainte Bible : ( Apprenez à faire le bien, recherchez la justice, protégez l’opprimé ). (Ésaïe 1 :17).
Cette exhortation résonne aujourd’hui comme un appel collectif à agir pour que chaque femme et chaque fille puisse vivre dans la dignité et l’équité », a déclaré Aba Kimelabalou.
Et d’ajouter que: « Le troisième mot-clé de notre thème est l’action. Car les droits proclamés et la justice espérée ne peuvent produire leurs effets sans engagements concrets.
Agir pour toutes les femmes et toutes les filles, c’est notamment : renforcer leur accès à l’éducation et à la formation, promouvoir leur participation à la prise de décision, garantir leur accès équitable à la justice, lutter contre toutes les formes de discrimination et de corruption qui entravent leur épanouissement ».

Les échanges et les réflexions ont porté essentiellement sur la problématique du lien entre la corruption et l’autonomisation des femmes, notamment sur la manière dont les pratiques corruptives constituent un obstacle à la promotion des droits des femmes et à leur pleine participation au développement.
« Cette conférence-débat se veut également un véritable cadre de dialogue et de concertation entre les institutions publiques, les départements ministériels, les collectivités territoriales, les organisations de la société civile, les partenaires techniques et financiers, le monde académique ainsi que le secteur privé. Elle offre l’opportunité de croiser les expériences, de partager les analyses et surtout de formuler des recommandations concrètes et opérationnelles en faveur d’une lutte contre la corruption qui prenne pleinement en compte la dimension du genre et les réalités spécifiques auxquelles les femmes sont confrontées », précisé TCHEMI M.mah, Présidente du Comité d’organisation.

En clair, cet exercice a tourné autour de la nécessité de renforcer le rôle des femmes et des filles dans la prévention et la lutte contre la corruption, afin de faire d’elles de véritables actrices du changement et des piliers d’une société plus équitable, plus transparente et plus prospère.
Pour la Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA), la célébration de la Journée internationale des droits de la femme revêt une signification particulière. Elle constitue avant tout un cadre de sensibilisation, de réflexion et de mobilisation autour du rôle déterminant des femmes dans la promotion de l’intégrité, de la transparence et de la bonne gouvernance.
À travers cette commémoration, la HAPLUCIA entend mettre en lumière les liens étroits entre la promotion des droits des femmes et la lutte contre la corruption, tout en encourageant une participation active des femmes dans les initiatives visant à bâtir une société fondée sur les valeurs d’éthique, de responsabilité et de justice.
NPA
