L’IRES-RDEC appelle à reconnaître, documenter, valoriser et intégrer l’intelligence écologique de l’Afrique

Pendant deux jours, Lomé , terre de diversité culturelle et de dialogue des savoirs a permis de repenser des modèles de réponses sur une thématique qui n’est pas certe nouvelle, mais qui a de la peine à s’épuiser depuis son émergence dans un paysage plutôt acquis à la science et technologie d’inspiration occidentale.
La capitale togolaise à servir de cadre de reflexion entre le 30 et 31 mars 2026 à travers.

Le Laboratoire de Recherches sur la Culture, les Arts et le Développement (LARECADE) de l’IRES-RDEC en partenariat avec LE LAHiSPo (Université de Lomé ) ET L’INMAAC (Université d’Abomey-Calavi) l’IRES-RDEC a organisé à Lomé un colloque international sur le thème: « Savoirs endogènes et lutte contre les changements climatiques et environnementaux en Afrique : Enjeux pour l’atteinte des ODD ».


En Afrique, les pratiques traditionnelles de conservation des sols, les systèmes communautaires de gestion de l’eau, les règles coutumières de protection des forêts sacrées, les techniques locales de prévision climatique, les modes production et de construction adaptés aux réalités écologiques, ou encore les savoir-faire artisanaux fondés sur l’utilisation durable des ressources naturelles, témoignent d’une intelligence écologique qu’il nous faut désormais reconnaître, documenter, valoriser et intégrer à nos politiques de l’environnement.
Ce colloque scientifique traduit la preuve de l’indispensable mutualisation des ressources humaines dans le cadre de la nécessaire coopération Sud-Sud de nos universités, centres et laboratoires de recherche.
« En effet, en tant que structure d’enseignement supérieur et de recherche spécialisée en culture, arts, patrimoine en lien avec le développement, l’institut, particulièrement depuis 2013, l’IRES-RDEC s’est employé à l’organisation de rencontres scientifiques sur des thématiques permettant aux chercheurs africains de mener des réflexions sur les différents aspects de la dimension culturelle du développement. C’est-à-dire la contribution des savoirs. Le présent colloque est le dernier de la chaine en attendant le prochain. Plusieurs pays ont répondu à notre appel à communication. Nous citons le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, la Guinée, le Niger », a indiqué Professeur Kossi-TITRIKOU, président du comité d’organisation.

Des enseignants chercheurs venus de loin animeront des panels de cet atelier. D’autres, depuis leur pays respectif livreront le fond de leur pensée sur le thème retenu pour le devenir des communautés africaines.
Les réflexions ont fleuri sur la dynamique des actions innovantes et transformatrice, susceptibles à améliorer la vie des communautés africaines pour le développement durable, autocentré et assumé.
En clair, cette parenthèse traduit une synergie académique et institutionnelle et une conviction forte: les défis contemporains qui touchent les nations peuvent être relevés efficacement que par des approches collaboratives, transdisciplinaires et ancrées dans la réalité de nos sociétés.
Le colloque a débouché sur des recommandations opérationnelles à l’endroit des décideurs d’une part et des pistes concrètes d’intégration des savoirs endogènes politiques dans les environnementales, éducatives, culturelles et territoriales.
Lomé est l’étape charnière de cette réflexion.
Faudrait souligner que cette initiative intervient à un moment important de la vie de l’IRES-RDEC international.
En effet, en cette année 2026, l’institution souffle ses 50 ans d’existence. Depuis 1976, cela fait 50 ans que les Chefs d’États dont les pays sont membres de l’Organisation commune africaine (OCAM), conscients du rôle de la culture dans le développement des Etats, ont pris l’heureuse initiative de créer cette institution d’intégration et de formation de cadres africains de promotion de la culture.
