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Problématique de la terre au Togo : Un etudiant de l’IFORDD pose le débat

Les évaluations sur la capacité des étudiants à restituer et à articuler leur choix de recherche, s’enchainent à l’Institut de Formation et de Recherche pour le Développement Durable (IFORDD). KAWOELE Aklesso en ressort avec le sourire.

La problématique de la terre au Togo comme en Afrique est multidimensionnelle, mêlant insécurité foncière et conflits d’usage. La pression démographique, l’urbanisation rapide et la coexistence complexe entre droit coutumier et moderne exacerbent la pauvreté et l’insécurité.

A l’IFORDD, KAWOELE Aklesso, étudiant, a soutenu jeudi 9 avril 2026, son mémoire de fin d’étude pour l’obtention de la Licence.
Occasion pour lui de présenter, d’expliquer et de défendre ses recherches devant un jury d’experts.

Cet exercice mettant en lumière l’intérêt et la contribution de son travail a porté sur le thème: « Innovation Clés du Code Foncier 2018: sécuriser les droits poir encourager l’investissement et la paix sociale ».

Au Togo, la problématque foncière est marquée par des conflits récurrents dus à la coexistence de régimes fonciers coutumiers et modernes, des problèmes de délimitation et de titres de propriété, ainsi qu’une gestion foncière souvent entravée par la corruption et la lenteur des procédures d’immatriculation.

L’étudiant a ainsi dirigé son travail sur les sciences juridiques, politiques et de l’administration en lien avec ce sujet d’actualité.

« Le problème foncier en Afrique en général est basé sur un principe commun le plus universellement reconnu c’est le défrichement qui fonde le contrôle foncier, c’est l’exploitation du sol, sa mise en valeur, qui justifie la pérennité de la tenure. Le contact avec l’occident, la croissance démographique qui a engendré l’urbanisation des pays africains et la question foncière ont évolué vers une marchandisation croissante et une compétition accrue entre acteurs. Le régime foncier togolais s’appuie sur une cohabitation du droit moderne avec le droit coutumier que le nouveau code tente de mieux encadrer. Cependant, cette cohabitation est loin d’être source de sécurité foncière. Le nouveau code foncier et domanial a certes introduit des innovations visant à prévenir les conflits et renforcer la sécurité foncière; les efforts de dématérialisation des procédures d’immatriculation avec la création d’un guichet unique ont contribué à réduire à 6 mois la durée de la procédure d’obtention du titre foncier. Cependant, davantage d’efforts sont requis pour plus de sécurité foncière et inciter toute la population à engager la procédure. Entre autres, la réaffirmation de la politique nationale foncière, le renforcement de l’autorité des chefferies qui sont les premières instances de règlement des conflits fonciers et la création d’une structure de coordination des pratiques et gestions foncières au niveau national », a-t-il développé.

Le jury a ensuite cherché à s’assurer que l’étudiant a pleinement assimilé son sujet, maîtrisé la méthodologie qu’il a employé et qu’il est capable de justifier ses choix de recherche.
KAWOELE Aklesso a maintenu un contact visuel avec le jury et a synthétisé les résultats de ses recherches avec passion.

Conquis par le thème, le mémoire de
KAWOELE Aklesso a été accepté. Le jury ayant trouvé le sujet d’actualité et intéressant a décidé de lui attribuer la note de 14/20. De quoi rendre fier l’IFORDD.

Grâce à des programmes académiques rigoureux et à des enseignants qualifiés, l’IFORDD offre aux étudiants une formation de qualité qui les prépare à relever les défis du développement durable dans leur pays et au-delà.

Les formations proposées par l’IFORDD sont conçues pour répondre aux besoins spécifiques du Togo et de la région.
En choisissant de poursuivre leurs études à l’IFORDD, les étudiants ont la possibilité de bénéficier d’un environnement d’apprentissage stimulant et dynamique.

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