27 avril: Jean-Lucien Savi de Tové inaugure un outil de souveraineté alimentaire

Cet évènement restera à jamais marqué d’une pierre blanche à laquelle ce joyau a été dévoilé pour sa mise en service formelle. Une manifestation qui s’inscrit dans le cadre de la célébration du 66e anniversaire de l’accession à la souveraineté nationale du Togo.


Assurer le contrôle et l’analyse des denrées alimentaires et produits d’origine végétal et animal au standard international. Assurer la production de données scientifique pour l’évaluation wes risques sanitaires et phytosanitaires. Ce ne sont là que quelques uns des objectifs assignés par le gouvernement de la Republique togolaise à cet ambitieux laboratoire national de Laboratoire Nationale de Sécurité sanitaire et phytosanitaire des Aliments (LanNSA) que Jean-Lucien Savi de Tové, Président de la République du Togo, a inauguré ce jeudi 23 avril 2026.
Cette inauguration s’inscrit dans le cadre de la célébration du 66ème anniversaire de l’indépendance du Togo.


L’évènement marque un tournant décisif dans l’engagement des plus hautes autorités du pays.
Le Togo se dote ainsi d’un outil de référence pouvant protéger la santé des consommateurs mais également garantir la santé phytosanitaires des productions et renforcer la compétitivité des exportations agricoles et agroalimentaires du pays sur les marchés regionaux et internationaux.
LanNSA n’est pas un laboratoire quelconque. C’est le fruit d’une vision. Celle de faire de la securité de l’alimentation des populations une priorité absolue par les autorités togolaises.
Les prestations vont contribuer à veiller à la bonne qualité de l’alimentation des populations.
Que savoir sur le LaNSA ?
Pour ce qui est de sa nature, conformément au décret institutif, le LaNSA est un établissement public à caractère scientifique et technologique doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Il est placé sous la tutelle technique du ministère chargé de l’agriculture et sous la tutelle financière du ministère chargé du budget.
En ce qui concerne sa mission, le LaNSA est prioritairement au quotidien un laboratoire de prestation d’analyses chimiques et microbiologiques et de développement de techniques analytiques. Le LaNSA est la structure interministérielle dont le gouvernement s’est doté pour l’évaluation scientifique des risques sanitaires alimentaires afin de s’assurer que du champ à l’assiette, le consommateur est à l’abri des risques chimiques et microbiologiques liés à son alimentation. Le LaNSA est un laboratoire polyvalent; il travaille tant sur l’alimentation humaine que sur l’alimentation animale.
Outre sa contribution à l’objectif de sécurité alimentaire, le LaNSA accompagne les opératrices et les opérateurs économiques des agropoles, des sociétés coopératives agricoles et l’industrie agricole et agroalimentaire dans le processus de certification de leurs produits tant pour le commerce local que pour le marché international à l’exportation comme à l’importation.
Par ce soutien à l’économie agricole et agroindustrielle, le LaNSA contribue à la professionnalisation du secteur agricole indispensable à son meilleur arrimage au marché, notamment le commerce international.

Qu’en est-il à toi de l’enjeu du LaNSA?
La double mission de bras armé interministériel pour la mise en œuvre de la politique nationale sanitaire et phytosanitaire et d’accompagnement dans la certification des produits agricoles et agroindustriels met le LaNSA face à un enjeu existentiel majeur.
En effet, l’organisation du laboratoire, son fonctionnement et le contexte social et économique national doivent garantir la pérennité des prestations en évitant toute rupture de service au client. Le LaNSA doit travailler à tout mettre en place en interne et dans l’environnement local pour rester au quotidien opérationnel dans l’excellence. Cet enjeu appelle différents défis à savoir: la maintenance et le renouvellement des équipements de laboratoire (tous d’origine étrangère), la formation et la requalification continue des techniciens, la disponibilité constante des réactifs et autres consommables, la disponibilité continue de l’énergie, la fidélisation des techniciens par la motivation, le maintien de la reconnaissance internationale par l’élargissement du périmètre d’accréditation ISO, pour ne citer que ces quelques défis.
