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Comprendre et dejouer la désinformation genrée : L’AFPM-Togo donne l’éveil aux étudiants et professionnelles des médias

Le « carrefour des femmes professionnelles des médias du Togo », l’un des programmes phares de l’Association Des Femmes Professionnelles Des Médias Du Togo (AFPM-Togo) a posé le débat à l’Institut Supérieur des Langues et des Affaires (ISLA) sur un fait marquant croissant qui cible particulièrement les femmes politiques et les journalistes dans le but de les discréditer et les faire taire. C’était le vendredi 24 avril 2026 à Lomé.

Dans un contexte numérique en constante évolution où la désinformation demeure un défi, l’AFPM-Togo intensifie la promotion d’un espace digital sécurisé et inclusif.

Cette fois-ci, ce sont les professionnelles des médias , des étudiants et etudiantes de ISDB (DON BOSCO), jeunes sélectionnés dans l’appel à candidature et des acteurs de la société civile qui ont été édifiés sur la desinformation genrée.

« Désinformation genrée: que vivent les femmes? », C’est autour de ce thème que les réflexions ont portées entre journalistes, étudiants de l’ISLA et invités spéciaux.

« L’association des femmes professionnelles des médias du Togo a senti le besoin de faire une meilleure promotion de la citoyenneté responsable sur le numérique. Nous avons posé le débat sur la désinformation genrée parce que beaucoup d’informations fausses sont diffusées de nos jours qui exploitent les stéréotypes de genre comme arme, dans l’intention de nuire et de rabaisser les femmes qui osent exercer leur liberté d’exprimer. En tant que femmes de média, nous avons senti le besoin de poser le débat par une sensibilisation des étudiants et surtout par la formation de nos membres sur les différentes notions en lien avec la désinformation genrée. Il s’agit de montrer à ces etudiants comment utiliser le numérique pour plutôt valoriser le citoyen, le travail et la compétence autant des femmes que des hommes », a confié Elisabeth Apampa, Présidente de
l’Association Des Femmes Professionnelles Des Médias Du Togo (AFPM Togo.

En clair, cet épisode de « carrefour des femmes professionnelles des médias du Togo », vise à informer les étudiants et des professionnelles des médias sur la désinformation genrée, les amener à combattre ce phénomène dans leur carrière professionnelle.

Face à la montée des mouvements anti-genre et à l’utilisation d’outils sophistiqués, notamment l’intelligence artificielle (IA) pour réduire les femmes et les journalistes au silence, l’AFPM-Togo joint sa voix à celles qui s’y opposent.
Il s’agit pour cette association d’intensifier les réflexions axées sur la lutte contre la désinformation genrée, une dynamique orchestrée pour décourager le discours politique en ligne et façonner les perceptions sur le genre et le rôle des femmes dans les démocraties.

Ce nouveau chapitre de « carrefour des femmes professionnelles des médias du Togo » a touché tous les aspects liés à la désinformation genrée, un sous-ensemble des abus et violences misogynes à la rencontre des femmes qui prend la forme de narratifs mensongers ou trompeurs fondés sur le genre et le sexe, souvent dans une certaine mesure de manière coordonnée, et dont le but est de dissuader les femmes de participer à la sphère publique.

L’AFPM-Togo encourage les femmes à continuer à exercer leur liberté d’exprimer et les jeunes etudiants à accroître la prise de conscience et la compréhension des défis de la désinformation genrée.
La prochaine étape sera de former les journalistes sur les outils pour une meilleure lutte contre la désinformation genrée.

« Nous aurons une table ronde à cet effet. Il s’agira de former nos membres sur le traitement médiatique afin de ne pas tomber dans la désinformation. Vous n’êtes pas sans savoir que de nombreuses personnes consomment et partagent des informations sans vérification préalable, ce qui favorise l’incitation à la haine, l’extrémisme violent, la cybercriminalité et le cyberharcèlement. Cette formation nous permettra d’avoir une feuille de route et mieux s’organiser afin de porter l’information sans aller dans du sensationnel », a conclu la présidente de l »AFPM-Togo.

NPA

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