AGRICULTURE

Positionner le cacao togolais sur la carte gustative : L’Association Chocolatiers Pâtissiers du Monde en fait le voeu

L’inauguration mercredi 3 juin 2026 du Centre de traitement post-recolte de cacao à MPOTI dans la commune de Blitta 3, traduit cette ambition, démontrant ainsi l’importance des partenariats internationaux et de la coopération décentralisée.

Venus du Département des Yvelines en France dans le cadre de cette ambition, des Chocolatiers et Pâtissiers du Monde réunis au sein de l’Association Chocolatiers Pâtissiers du Monde ont séjourné au Togo pendant quelques jours avec pour ambition de poser les premiers jalons pouvant donner au cacao togolais, ce produit de commodité qui sert à faire du chocolat, un caractère gustatif.

C’est dans cet élan que le Centre de traitement post-recolte de cacao à MPOTI à Blitta 3 a coché un cage.
Mis en oeuvre durant plus d’une année de travail, de concertation et de suivi, ce projet répond à un besoin exprimé par les producteurs: disposer d’une infrastructure adaptée permettant d’améliorer la qualité de la fermentation du cacao, étape essentielle dans le processus de valorisation et de commercialisation.

« L’idée est de contribuer à passer d’un cacao conventionnel qui va être placé sur le marché mondial aux cotés de la Côte d’Ivoire, du Cameroun, du Ghana et d’autres pays. Un cacao qui va perdre son âme, son origine et son caractère et qu’on va essayer de valoriser comme si c’était de l’or. Il s’agit surtout de faire en sorte qu’après deux ans, qu’on revienne ici au Togo avec une tablette de chocolat qui va être marqué ( cacao du Centre de fermentation de Mpoti-Blitta ) », a indiqué Christophe Bertrant, Secretaire général de l’Association Chocolatiers Pâtissiers du Monde.

L’un des grands artisans de la construction du Centre de traitement post-recolte de cacao à MPOTI demeure l’association PASSAÏ. Grâce à son dévouement, la coordination générale, la mobilisation des partenaires, la gestion administrative et financière des fonds alloués, le suivi des différentes étapes de réalisation, la liaison entre les partenaires internationaux et les acteurs locaux, le contrôle de la bonne execution des actions financées et la valorisation et la communication autour du projet n’ont souffert d’aucune légèreté.
Ce plein engagement de l’association PASSAÏ traduit sa volonté de se positionner comme un partenaire de référence et de confiance dans la conduite de projets de solidarité internationale, de développement durable et de coopération.

En clair, grâce à ce projet de developpement local, le cacao togolais aurait bientôt une vraie âme qui mérite une meilleure fermentation pour exister. Ces Chocolatiers et Pâtissiers du Monde s’engagent à payer plus cher le cacao togolais une fois cette étape franchie.

« On va le payer plus chère parcequ’on a réduit les intermédiaires . Il n’y a plus aujourd’hui qu’entre la coopérative et nos clients, un intermédiaire qui est le transitaire qui gère la partie transport.
Une meilleure fermentation permet de donner une âme à un produit. Et quand un produit à une âme, on est prêt à payer plus chère. On s’engage nous à le payer au minimum 1400 FCFA aux planteurs togolais même s’il décent à 800 FCFA. Si jamais le coût monte au dessus de 1400 FCFA, on donnera toujours 100 FCFA ou 200 FCFA de plus et on donnera 400 ou 450 FCFA à la coopérative parce que c’est elle qui va le travail de ramasser le cacao chez le planteur, de le fermenter, de le sécher et ensuite de le trier et qu’il soit mis dans le sac et qui arrive chez nous »,
a promi Christophe Bertrant.

Pour information, l’Association Chocolatiers Pâtissiers du Monde reunie une quinzaine d’artisans Chocolatiers du monde qui ont choisi d’être alaise avec leur achat.
Cette association souhaite, qu’en coupant les circuits et en y mettant ceux qui sont courts, les pompeurs puissent être rémunérés et que les planteurs de cacao vivent de leur métier.
Il s’agit pour ces artisans de cacao d’éviter que la valeur soit mal partagée entre les planteurs au Togo et les artisans européens.
L’association jure de positionner le cacao togolais sur la carte gustative.

Aussi, cette entité prépare une chaîne youtube afin de former les planteurs togolais à la cacaoculture, un élément clé de ce que veut faire cette association. 60 vidéo seront mis en ligne d’ici un an au profit des planteurs de cacao togolais.

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