SANTE

Donner une voix aux hémophiles au Togo: Le combat permanent de l’ATH

Depuis lundi 22 juin 2026, à Lomé, les membres de l’Association Togolaise de l’Hémophilie sont à l’école des plaidoyers en faveur d’un meilleur accès au traitement et aux soins des patients.
La Fédération Mondiale de l’Hémophilie, soutien de poids de cette démarche autour d’une maladie très méconnue.

L’accès aux facteurs de coagulation reste un gros défi au Togo. Faire des plaidoyers pour l’hémophilie consiste à convaincre les autorités sanitaires et les décideurs politiques d’améliorer la prise en charge, d’intégrer les traitements coûteux dans les politiques publiques de santé, et de soutenir les patients.
Au Togo, l’Association togolaise des Hémophiles (ATH) veut mieux porter la voix des patients.
Dans cette veine, les membres du bureau sont soumis à une remise à niveau de deux jours à Lomé depuis lundi.

« Les Hémophiles au Togo ont peu l’attention des dirigeants de notre pays. Leur voix ne porte pas comme il le faut. Nous avons donc besoin de faire des plaidoyers à l’égard des décideurs. Cette formation a pour objectif de permettre aux membres du bureau de notre association d’avoir des competences acquises. La Fédération mondiale de l’hémophilie est parmis nous pour prêter main forte à cette formation », a indiqué Koussawo Dede Ahoefa, présidente de l’ATH.

La Fédération Mondiale de l’Hémophilie encourage à agir pour soutenir les populations des troubles de la coagulation. L’une des meilleures manières est d’impliquer les plus hautes autorités à travers des plaidoyers.

« Nous sommes au Togo pour appuyer l’ATH sur un domaine extrêmement important pour sa gouverne. Les associations ont pour vocation de défendre les intérêts des patients. Pour y arriver, les membres ont besoin de faire du plaidoyer auprès des autorités pour les influencer et les amener à prendre certaines décisions en faveur des patients pour une meilleure prise en charge sanitaire. Ces membres ont besoin d’avoir des compétences dans ce domaine. C’est l’intérêt de cette formation », a confié Docteur Cheikh T. Niang, Directeur régional de la Fédération Mondiale de l’Hémophilie pour la région Afrique francophone et Afrique de l’Ouest.

Cette formation se déroule en deux parties, une dédiée à la théorie et l’autre à l’exercice dans un sens ludique et pratique.

Pour information, l’hémophilie est une maladie génétique rare qui empêche le sang de coaguler correctement. Les personnes atteintes ne saignent pas plus vite, mais plus longtemps. Sans traitement, elle provoque des saignements spontanés ou prolongés, notamment dans les muscles et les articulations.

Première structure qui réunit les patients et le leurs familles, depuis sa création, l’ATH s’emploie à sensibiliser la population sur l’hémophilie, une maladie génétique due au déficit de coagulation et très méconnue. Cette association s’engage à mieux porter la voix des patients.

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