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Côte d’Ivoire l Approche genre: Le Centre de développement de l’OCDE et la Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de Décision » rend la copie de son rapport d’étude

En Côte d’Ivoire, la journée de 30 juin 2026 a été marquée par la célébration de la publication du rapport « Masculinité et égalité femmes-hommes: Perspectives de la Côte d’Ivoire et du Sénégal ».
Ce rapport s’appuie sur une enquête nationale représentative, une première mondiale pour ce cadre de mesure de l’OCDE.
La Côte d’Ivoire, pays pionnier sur la mesure des normes de masculinité.

Il s’agit d’un rapport construit avec la
Côte d’Ivoire, pour la Côte d’Ivoire.
Le Centre de développement de l’OCDE et la Chaire UNESCO « Eau, Femmes et Pouvoir de
Décisions » (CUEFPOD) a publié mardi 30 juin 2026, le rapport « Masculinité et égalité femmes-hommes :Perspectives de la Côte d’Ivoire et du Sénégal ».

Fruit d’un véritable partenariat, ce rapport
s’inscrit dans une conviction que la Présidente du Groupe Technique Consultatif, Madame
Euphrasie KOUASSI YAO, porte depuis plus de trente-huit ans : l’égalité des chances entre les
femmes et les hommes ne se construit pas sans les hommes, mais avec eux, comme acteurs du
changement à part entière.

Pour elle, la cérémonie de ce 30 juin 2026 dépasse largement la simple présentation des résultats d’une étude nationale, aussi inédite soit-elle. Elle marque une étape décisive dans la compréhension de la nouvelle approche genre que son équipe et elles proposent depuis des décennies dans la conscience collective des femmes et des hommes de Côte d’Ivoire, de l’Afrique et du monde.

« En effet, l’étude nationale sur les normes de la masculinité qui vient d’être réalisée entre
profondément en résonance avec mes convictions, forgées par plus de trente-huit années d’engagement auprès des institutions, des décideurs, des acteurs de terrain et des populations. Cette conviction est que : Nous devons passer d’une logique centrée sur la marginalisation des hommes à une logique de transformation relationnelle où femmes et
hommes deviennent ensemble des acteurs du changement. Il s’agit de favoriser l’émergence de modèles masculins capables de soutenir l’égalité des chances, la justice sociale et le développement humain, tant des femmes que des hommes, des filles que des garçons.C’est cette vision qui structure et oriente nos initiatives, notamment à travers le programme de formation en ingénierie du genre, le Label Genre et Compétitivité des entreprises, et le Master en Genre, Économie et Gestion Durable de l’Eau »
a déclaré Madame Euphrasie KOUASSI YAO Présidente du Groupe Technique Consultatif (GTC).

Il convient de souligner que la méthodologie adoptée pour l’étude nationale sur la masculinité a reposé sur une approche participative et inclusive.
Dès le lancement du projet, un Groupe Technique Consultatif (GTC), composé d’experts, d’universitaires, d’acteurs de terrain ainsi que de représentants des ministères et des organisations de la société civile, a été mis en place pour accompagner toutes les étapes de l’étude.

En définitive, cette étude est une contribution majeure qui montre que les normes qui limitent les opportunités des femmes peuvent également enfermer les hommes dans des attentes sociales rigides. En ce sens, agir sur les normes de masculinité ne consiste pas uniquement à améliorer la condition de vie des femmes, mais aussi à ouvrir la voie à des relations plus équilibrées et à une société plus inclusive.

La cérémonie officielle de présentation des résultats s’est tenue à l’Amphithéâtre A du
district, UFHB Cocody, Abidjan, sous la présidence de Madame Nassénéba TOURÉ, Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, empêchée et représentée par Monsieur Moussa DIARASSOUBA, Directeur de Cabinet.

Le rapport couvre deux pays selon des méthodes complémentaires : une enquête nationale
représentative auprès de 1 530 ménages dans les 33 régions de Côte d’Ivoire, couvrant 8 zones linguistiques, conduite de septembre à octobre 2025, et des données qualitatives au Sénégal issues d’entretiens approfondis et d’ateliers participatifs.
Dans les deux pays, une même tendance se confirme : les normes de masculinité s’organisent autour du rôle de principal pourvoyeur financier, de l’exercice de l’autorité et du contrôle, avec des conséquences directes sur l’égalité des chances entre les femmes et les hommes.

Une conviction de trente-huit ans :

L’égalité ne se construit pas sans les hommes
Depuis plus de trente-huit ans, Euphrasie KOUASSI YAO porte cette conviction au cœur de son action institutionnelle : aucune transformation durable vers l’égalité des chances ne peut se faire sans l’implication directe des hommes. Cette approche relationnelle, et non oppositionnelle, structure depuis des années les programmes portés par la CUEFPOD, notamment le programme de formation en ingénierie du genre (FIG), le Label Genre et Compétitivité des entreprises, et le Master en Genre, Économie et Gestion Durable de l’Eau.
L’EMASCI constitue aujourd’hui le prolongement scientifique de cette conviction : une mesure nationale qui documente, pour la première fois avec des données représentatives, ce que le terrain affirmait depuis longtemps.

« J’ai foi que les résultats de l’étude sur la masculinité, avec les statistiques qui les accompagnent, nous permettront à toutes et à tous de voir, de toucher du doigt les problèmes, et d’apporter des solutions concrètes et mesurables à nos actions futures », a lancé Madame Euphrasie KOUASSI YAO.

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