Occupation anarchique du domaine public dans le Grand-Lomé et les Communes du Littoral de la Préfecture des Lacs : « La patience a des limites », Zouréhatou Kassah-Traoré
Face à la presse vendredi 31 juillet 2026, Zouréhatou Kassah-Traoré, Gouverneur du District Autonome du Grand Lomé, entourée du Maire de Golfe 1 Koamy Gbloekpo Gomado et du Préfet de Golfe Kossivi Agbodan, a rappelé l’ultime délai ferme de trois semaines pour permettre aux tenanciers de bars installés sur le littoral de se retirer.
Madame Zouréhatou Kassah-Traoré veut restaurer l’autorité de la loi. Vendredi, en point de presse, elle a rappelé le 1er septembre 2026, comme délai ultime pour les tenanciers de bars installés sur le littoral de plier bagages.


« La patience à des limites », a-t-elle lancé.
Selon elle, le domaine public constitue un patrimoine collectif. Il appartient à tous et ne saurait, par conséquent, faire l’objet d’une appropriation privative en dehors des conditions prévues par les textes en vigueur.
« Sa préservation est un impératif juridique, environnemental, économique et sécuritaire pour l’Etat », a-t-elle insité avant d’ajouter que:
« En effet, dès juin 2025, le gouvernement a engagé des échanges avec les occupants du domaine public, notamment les tenanciers des bars installés sur le littoral.
À leur demande, un premier délai leur a été accordé afin de leur permettre de prendre les dispositions nécessaires pour libérer volontairement les emprises concernées.
Par la suite, un nouveau calendrier avait été arrêté pour une libération à la fin du mois de février 2026.
Dans un esprit d’écoute et de responsabilité, ce délai a été prorogé une première fois jusqu’au 31 mars 2026, puis une seconde fois jusqu’au 30 juin 2026, après concertation avec le ministre chargé de l’administration territoriale.
Ces différentes prorogations traduisent la volonté constante du Gouvernement de privilégier le dialogue, la sensibilisation et l’accompagnement plutôt que la contrainte. Elles offraient aux occupants concernés le temps nécessaire pour se conformer aux prescriptions de l’Administration.
Cependant, force est de constater qu’à l’expiration de ce dernier délai du 30 juin 2026, les engagements pris n’ont pas été respectés.
Au lieu de cela, à compter du 1er juillet 2026 le président de l’association des tenanciers des bars (ATER) et autres installations concernées a, à cette échéance, soumis aux autorités préfectorales un nouveau calendrier prévoyant la libération totale des emprises au 4 janvier 2027. Cette proposition n’a pu être retenue, dans la mesure où elle aurait eu pour effet de prolonger indéfiniment une situation irrégulière, au détriment de l’intérêt général.
Les pouvoirs publics ont donc décidé de fixer un ultime délai ferme de trois semaines pour permettre aux occupants concernés de procéder eux-mêmes au retrait de leurs installations et à la libération volontaire des espaces marqués à cet effet.
À l’issue de cette échéance, nous procèderons, conformément aux lois et règlements en vigueur, à l’enlèvement des installations implantées sans autorisation ou dont les autorisations sont arrivées à expiration », a-t-elle déclaré.

La Gouverneur a egalement tenir à rappeler que cette opération ne vise aucune catégorie particulière de citoyens.
« Elle procède exclusivement de la nécessité de restaurer l’autorité de la loi, de protéger le domaine public, de préserver le
littoral contre les dégradations environnementales, de garantir la sécurité des populations et d’assurer une occupation plus rationnelle de l’espace public.
Elle est conduite sous la coordination d’un comité ad ‘hoc incluant le ministère chargé de l’administration territoriale, avec le concours des départements ministériels compétents, notamment ceux chargés de l’aménagement du territoire, de l’environnement, de la sécurité, de la justice et de l’économie maritime, ainsi que des collectivités territoriales et des services techniques concernés. (Liste des structures concernées) », a-t-elle précisé.
La rencontre avec la presse avait pour objectif selon l’autorité d’expliquer les fondements de cette décision, de présenter les modalités de sa mise en oeuvre et de répondre, avec la plus grande transparence, a toutes les préoccupations qui pourraient être exprimées.
NPA
