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Lutte contre la contrefaçon : Le Togo en mode offensif

L’institut national de la propriété industrielle et de la technologie (INPIT), institution haute de la célébration au Togo de la Journée africaine de la technologie et de la propriété industrielle.

L’INPIT appelle à renforcer la lutte contre la contrefaçon.
À l’occasion de la 27ᵉ édition de la Journée africaine de la technologie et de la propriété industrielle, l’Institut national de la propriété industrielle et de la technologie (INPIT) a organisé, jeudi 10 septembre 2026 à Lomé, une conférence-débat consacrée à la protection des titres de propriété industrielle et aux risques liés à leur contrefaçon.

Célébrée chaque année 13 septembre, la Journée africaine de la technologie et de la propriété industrielle a été instituée par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), devenue Union africaine (UA), en juillet 1999 à Alger. Au Togo, l’édition 2026 a été marquée en avance par une rencontre d’échanges réunissant les principaux acteurs de la propriété industrielle.

Opérateurs économiques, industriels, artisans, créateurs, inventeurs et innovateurs ont pris part à cette rencontre placée sous les auspices de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), autour du thème : « L’importance de la protection des titres de propriété industrielle : cas des marques, des dessins et modèles industriels, ainsi que les risques liés à leur contrefaçon ».

L’objectif était de sensibiliser les acteurs économiques sur l’importance de protéger leurs créations et innovations, mais également d’attirer leur attention sur les conséquences économiques et commerciales de la contrefaçon. Les échanges ont notamment porté sur les mécanismes de protection des marques, des dessins et modèles industriels, les risques liés à leur imitation ou leur utilisation frauduleuse, ainsi que les moyens de prévention.

Selon Adja Tchandikou, directrice générale par intérim de l’INPIT, la protection juridique des actifs immatériels constitue un enjeu majeur pour les entreprises et les créateurs. Elle reste toutefois confrontée à une menace persistante : la contrefaçon.

Ce phénomène, a-t-elle relevé, concerne de nombreux secteurs d’activité, allant des produits de grande consommation aux créations artisanales, en passant par la mode, la technologie, l’agroalimentaire, les produits pharmaceutiques et, de plus en plus, le commerce en ligne.

La responsable de l’INPIT a insisté sur la valeur économique et stratégique des titres de propriété industrielle. Une marque ne se résume pas à un nom, un logo ou un slogan. Elle représente l’identité d’une entreprise, sa réputation, une promesse de qualité et un lien de confiance établi avec le consommateur.

Au même titre, le dessin ou modèle industriel dépasse la simple dimension esthétique.
Il reflète un vrai travail de conception, une vision stratégique, et représente souvent un levier concurrentiel majeur pour l’entreprise.

Derrière chaque marque, chaque dessin et chaque modèle se trouvent des idées, des investissements, du temps, des compétences et parfois le parcours de toute une entreprise. Leur protection apparaît donc indispensable pour préserver la valeur créée et permettre aux titulaires de bénéficier pleinement des fruits de leur innovation.

Au-delà du préjudice subi par les entreprises et les créateurs, la contrefaçon constitue également une menace pour les consommateurs et l’intégrité du marché. La circulation de produits contrefaits peut en effet affecter la qualité, la sécurité et la confiance des consommateurs, tout en créant une concurrence déloyale à l’égard des entreprises qui respectent les règles.

Pour les participants à la rencontre, le renforcement de la lutte contre ce phénomène passe ainsi par une meilleure connaissance des droits de propriété industrielle, leur enregistrement et leur protection effective, mais aussi par la sensibilisation de l’ensemble des acteurs de la chaîne économique.

Représentant le ministre délégué chargé de la protection des investissements, de l’industrie et de la souveraineté économique, Laré Arzouma, président de la Haute Autorité de la qualité et de l’environnement (HAUQE), a pour sa part souligné l’importance de la propriété industrielle dans la stratégie d’industrialisation du pays.

« La propriété industrielle doit ainsi accompagner notre politique d’industrialisation et permettre à nos entreprises de tirer pleinement parti des opportunités offertes par les marchés africains et internationaux », a-t-il déclaré.

Il a également réaffirmé l’ambition des pouvoirs publics de faire de l’innovation togolaise une innovation protégée, valorisée et compétitive.

Plusieurs communications ont ponctué cette conférence-débat. Elles ont notamment permis de mettre en lumière le rôle de l’OAPI et de l’INPIT dans la protection de la propriété industrielle, l’impact économique et stratégique de la protection des marques, dessins et modèles industriels, ainsi que les risques associés à leur contrefaçon.

Cette 27ᵉ édition aura ainsi servi de cadre pour rappeler aux entrepreneurs, créateurs et innovateurs que la protection de leurs actifs immatériels constitue un levier de compétitivité et de développement.

Dans un contexte marqué par l’intensification des échanges commerciaux et l’essor du numérique, notamment du commerce en ligne, la lutte contre la contrefaçon apparaît plus que jamais comme un enjeu économique majeur. Pour le Togo, la protection et la valorisation de l’innovation constituent également des conditions importantes pour permettre aux entreprises nationales de conquérir durablement les marchés africains et internationaux.

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