Traite des personnes : Le Togo privilégie l’approche régionale
Depuis ce mercredi 30 septembre 2026, Lomé développe un plan d’action spécifique au projet PROTECT en considérant les énergies éventuelles avec d’autres interventions.
La capitale togolaise abrite depuis mercredi, un atelier national de lancement consacré à la restitution et à la validation des études de base du projet PROTECT, ainsi qu’à la validation du plan d’action de la composante Togo en prévention à la traite des êtres humain.


Financé par l’Agence Française de Développement (AFD),
PROTECT est un projet régional avec pour objectif de protéger les victimes et les survivants de la traite des êtres humains et soutenir les actions et les capacités des acteurs engagés, sensibles au genre, dans la lutte au niveau local, national et régional dans les pays du golfe de Guinée dont le Togo.
« Au Togo, Expertise France a commandité, en collaboration avec la Commission nationale de lutte contre la traite des personnes, trois études. La première fait une analyse approfondie du contexte de la lutte contre la traite des personnes. La seconde actualise le diagnostic de la chaîne pénale initialement réalisé en 2021.
La troisième porte sur la dimension genre de la traite et sur la manière dont les dispositifs nationaux en tiennent compte.
Le présent atelier est une opportunité pour analyser ensemble les rapports produits par les experts.
A la lumière des conclusions des différentes études réalisées, il conviendra de consolider les recommandations formulées. Les travaux consisteront également à développer un plan d’action spécifique au projet PROTECT en considérant les synergies éventuelles avec les autres interventions en cours
Le plan d’action qui sortira de ces deux journées devra être réaliste, opérationnel et mesurable. Il devra surtout être le vôtre », a déclaré Benjamin NEUMAN, Directeur de l’Agence Française de Développement (AFD).

En clair, cet atelier de Lomé clot un cycle et ouvre un nouveau.
Le cycle qui s’achève est celui de l’analyse, engagé avec le Togo depuis la signature de la Convention en novembre 2025. Le cycle qui s’ouvre dés maintenant est celui de l’execution.

Pour information, la traite des humains est un fléau massif en l’Afrique.
Les chiffres donnent des vertiges.
En Afrique de l’Ouest, plus de 60% des victimes identifiées sont des enfants.
Globalement, 31% des flux de traite transfrontaliers dans le monde concernent des citoyens africains.
Au 16 juillet 2026, l’OIM avait déjà assisté 1 513 victimes juste en Afrique de l’Ouest et Centrale.
Avec le projet PROTECT, il s’agit de redonner dignité et protection aux victimes et survivants de la traite humaine.
Le projet est structuré autour de cinq composantes principales avec une attention particulière sur l’intégration du genre, le numérique et la gestion de données dans cinq pays: le Benin, la Guinée, le Nigeria, la Sierra Léone et le Togo.
Il s’agit de renforcer la coordination, la prise en compte des questions de genre et l’efficacité des institutions nationales chargées de lutter contre la traite des êtres humains.
NPA
