POLITIQUE

DMK (opposition): Echo du meeting du grand Lomé

Après Vogan, des militants et partisans de la Dynamique Monseigneur Kpodzro et de l’opposition se sont rassemblés autour de leurs leaders ce samedi 14 janvier à Bè Kondjindji. Cette manifestation s’inscrit dans le cadre de la commémoration de l’anniversaire des 60 ans de l’assassinat du Père de l’indépendance Sylvanus Olympio.

Cela donne l’allure d’une nouvelle convergence. Ouro Tchatikpi, Habia Nicodème, Fulbert Attiso, Brigitte Adjamagbo, Gérard Adja et plusieurs autres leaders politiques pas des moindres de l’opposition togolaise réunis au sein de l’entité « Acteurs de la vie sociopolitique togolaise » étaient en meeting ce samedi dans le grand Lomé.

Il était question pour ces politiques de commémorer la disparition de Sylvanus Olympio et d’évoquer la vie politique actuelle du Togo. Cet anniversaire du décès de Sylvanus Olympio, loin d’être un moment d’agonie et de résignation, a été au contraire l’occasion pour ces opposants de redécouverte de leur réelle identité et du seul repère patrimonial, l’incarnation de la liberté, de la justice et du droit. Tour à tour, ces leaders se sont exprimés devant la foule. Un exercice auquel ils ont été privés, il y a deux ans.

« Il y a de cela 60 ans que nous ne sommes plus indépendants. 60 ans qu’on nous a mis en esclavage. 60 ans qu’un régime de père en fils nous gouverne. En politique, 60 ans correspondent à 120 ans d’une personne physique. A 120 ans, l’homme n’est plus capable de fournir quoi que ce soit ou encore moins de servir. Cela voudrait dire que le régime qui nous dirige constitue l’épine dans la pomme du pied des Togolais. L’épine n’a pas l’intention de sortir d’elle-même. C’est ensemble que nous devrons faire sortir cette épine de notre pied. C’est pour cette mission que vous nous voyez ensemble aujourd’hui, nous acteurs politiques du pays pour une lutte citoyenne en collaboration avec la DMK dans la perspective de faire sortir cette épine du pied des Togolais. Nos populations doivent savoir que la peur a changé de camp », a fait savoir Ouro Tchatikpi.

Selon Bouraïma Nouboudja, porte parole de la DMK, c’est ensemble qu’on pourra vaincre la dictature au Togo.

« Les arrestations arbitraires de nos frères qui croupissent en prison sont une réalité au Togo. Si Faure Gnassingbé a de la compassion pour les mercenaires Ivoiriens, pourquoi ne pas accorder la liberté aux détenus politiques au Togo. La charité bien ordonnée commence par soi-même. Si Faure est un homme de compassion, le premier à libérer est son frère Kpatcha Gnassingbé. La libération de détenus politiques est une condition sinequanone pour le vivre-ensemble dans notre pays. Nos frères sont en exil. Ils sont nombreux à ne pas avoir la possibilité de revenir au Togo, or, ils contribuent à l’économie de notre pays. Je n’oublie pas les enseignants exclus pour avoir exprimé leur droit de grève. C’est clair que le Togo est un état de terreur. Aussi, il faut cesser le harcèlement ces derniers jours des journalistes parce qu’un monde sans média, vous êtes plongé dans l’ignorance et dans l’abandon total », a-t-il laissé entendre.

Pour la résolution de la crise postélectorale de 2020, ces opposants proposent demandent incessamment l’ouverture des discussions à travers un mémorandum d’entente nationale. Cette table de discussion sera également l’occasion de parler de la sécurité du pays face aux attaques terroristes au nord. FIN

NPA

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