9ème Congrès panafricain l Faire de la diaspora, un acteur plein du développement du continent

Des chiffres plus proches de la réalité démontrent l’importance de la contribution financière de la diaspora au niveau continental et national. La Table‑Ronde économique des Diasporas togolaise, africaine et afrodescendante , en marge du 9è Congrès panafricain qui rayonne dans la capitale togolaise depuis lundi a donné le ton d’une diaspora engagée.
La diaspora africaine s’interdit de rester indifférente à un possible essor de l’économie africaine. Elle a pris conscience de son rôle déterminant pour une Afrique économiquement forte. C’est ce qui motive ce cadre économique stratégique dont l’ambition est de renforcer le dialogue. Pas n’importe lequel, mais celui entre pouvoirs publics, institutions et diaspora.


« Regards croisés sur la diaspora : de migrants à partenaires stratégiques pour le développement des pays d’origine », c’est autour de cette réflexion que le panel inaugural donne le coup d’envoi de cette Table Ronde s’est illustré.
L’Afrique veut faire de sa diaspora un moteur de développement et de vecteur d’innovation.
« Nous vivons dans un monde traversé par des transformations profondes marqué par des mutations technologiques et des reconfigurations géographiques. A cela, s’ajoutent les défis multiples , y compris, sécuritaires complexes auxquels les états font face dans un contexte d’accroissement et de diversification des besoins des populations. Dans cet environnement, la diaspora doit être davantage un partenaire qui, s’appuyant sur ses compétences diversifiées devrait se révéler être un véritable pilier incontestable du développement national », a déclaré Yackoley Kokou Johnson, ministre délégué chargé de la Coopération et des Togolais de l’extérieur dans son discours.
En clair, le défi de cette Table Ronde économique des Diasporas est de transformer chaque franc de soutien en un levier d’innovation, d’emploi durable et de prospérité collective.
Les travaux débutés mardi permettront de scruter la situation économique du continent et de recenser les défis afin de sortir des propositions susceptibles de redresser la pente.
Arthur Trimua, ministre délégué auprès du ministre de l’économie et de Veille stratégique, chargé de l’investissement et de la souveraineté économique au Togo, dans son discours inaugural a mis un accent sur le besoin vital d’établir une connexion entre nos pays et la diaspora.
Pour lui, la diaspora doit aller au-delà de l’investissement financier en créant de nouvelles ouvertures de réseaux.
Occasion pour lui également de rappeler que l’engagement de ces ressortissants ne doit pas se limiter à des investissements financiers, mais inclure le partage de savoir-faire, de technologies et l’ouverture de nouveaux réseaux.
Entre le 9 et 13 février, à Lomé, Chercheurs, entrepreneurs et représentants institutionnels identifieront à cette parenthèse importante, des opportunités concrètes, proposeront des recettes pour l’amélioration de l’accès au financement par le continent et essayeront de voir comment favoriser la création de partenariat durable et de renforcer l’écosystème durable de la diaspora.
En substance, la Table Ronde économique des Diasporas togolaise se veut une véritable plateforme stratégique de dialogue de mise en relation entre les porteurs de projets innovants, les investisseurs issus de la diaspora et les institutions financières et d’accompagnement.
NPA
