SECURITE

Lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent: Le Conseil de l’Entente à l’heure du bilan

Des experts des pays membres du Conseil de l’Entente, du Sahel, du Bassin du Lac Tchad, de la société civile, et des centres de recherche sur la paix et la sécurité sont réunis à Lomé pour un séminaire régional de trois jours sur les leçons tirées de la prévention et de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent dans l’Espace Entente.

Démarré ce mercredi 10 décembre 2025, ce conclave est organisé par le Conseil de l’Entente et le Bureau pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel de l’Institut d’études de sécurité (ISS).

La rencontre se veut un cadre de concertations et d’échanges pour des acteurs régionaux et nationaux impliqués dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme en Afrique de l’ouest et au Sahel.

Après une décennie de lutte, il est question d’évaluer les mécanismes de lutte et de prévention, relever les bonnes pratiques et formuler des recommandations en vue des actions futures.

« La lutte contre le terrorisme dans notre espace est une lutte difficile, les pays sont engagés et font des efforts mais malheureusement l’ampleur de la menace aujourd’hui a fait que les réponses qu’on a essayé de donner n’arrivent pas à endiguer réellement et on constate des groupes qui arrivent à développer une sorte d’adaptation qui limite encore les réponses dans nos Etats. C’est comme si les groupes ont une petite avance parce que chaque fois que nous essayons d’améliorer notre réponse ces groupes arrivent à s’adapter et c’est l’effet malheureusement de la fragmentation ou de la faible coopération entre nos Etats c’est sur cela que jouent ces groupes pour arriver à s’adapter et à se mouvoir dans notre espace », a indiqué Colonel Hassane Koné représentant du bureau régional pour l’Afrique de l’ouest et le Sahel de l’ISS.

Il sera question durant les travaux d’identifier des solutions pratiques pour renforcer l’action collective contre les menaces sécuritaires dans la sous-région.

Les participants auront à charge d’analyser l’évolution des menaces ; évaluer les mécanismes sous régionaux existants en identifiant leurs réussites, défis et leçons apprises ; examiner la mise en œuvre des stratégies régionales en dégageant les bonnes pratiques et les obstacles rencontrés et formuler des recommandations concrètes pour améliorer les réponses futures au niveau sous régional et régional pour lutter efficacement contre le terrorisme et l’extrémisme violent.

« C’est un processus que nous avons engagé depuis 2018.avec des ateliers, avec des réunions au niveau ministériel et aujourd’hui, je pense qu’il est temps de s’arrêter et de voir où est-ce qu’on en est et comment réorienter un peu la lutte et qu’est-ce qui s’est passé. Donc c’est un peu ça aujourd’hui le but du séminaire. Nous sommes dans un contexte régional qui bouge. L’insécurité persiste entre nos états et malheureusement le contexte régional n’est pas en train de nous aider avec un peu de tensions inter étatiques, avec des institutions régionales qui ont des problèmes en leur sein, alors que cette lutte doit être commune avec tous les Etats. Donc, voilà un peu le défi que nous avons devant nous. Heureusement pour nous, au niveau du Conseil de l’Entente, nous arrivons à rassembler les Etats qu’ils soient de l’AES ou de la CEDEAO parce que nous prônons la solidarité entre les Etats membres », a souligné Idi Ali secrétaire exécutif adjoint du Conseil de l’Entente, chargé de l’intérim.

En ouvrant les travaux, l’Ambassadeur Calixte Batossie Madjoulba ministre togolais de la sécurité a précisé que ce séminaire offre un cadre privilégié pour analyser sans complaisance les parcours communs et surtout capitaliser avec humilité sur les bonnes pratiques et identifier avec rigueur les enseignements, dégager avec conviction des orientations nouvelles et mieux adaptées.

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