POLITIQUE

Élections régionales et législatives au Togo: La DMK donne sa position

Ce vendredi 31 mars, ce fut le moment venu pour la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) de situer l’opinion sur sa participation aux prochaines élections législatives et ou régionales.

Devant la presse, la DMK dit ne trouver aucune opportunité au sujet des élections régionales que prévoit d’organiser le pouvoir de Lomé.

  • « La DMK n’y trouve aucune opportunité, aucune urgence dès lors que la feuille de route
  • issue du séminaire national sur la décentralisation, organisé en 2016 à Lomé, à l’Hôtel SARAKAWA, n’est pas respectée, et que les communes ont de la peine à assumer leurs missions, en raison des multiples entraves administratives, du déficit de moyens financiers et d’équipements », lit-on dans sa déclaration.

Pour cette entité, la démarche du régime visant à faire émerger un Sénat relève de la diversion, de la manipulation politique, du clientélisme, et surtout du désir morbide d’offrir le statut de sénateur à vie, et un brevet d’impunité à certains citoyens, malgré tous les délits et crimes présumés dont ils se seraient rendus coupables après une gouvernance au long cours, marquée par des actes délictueux et criminels jamais élucidés.

  • « Le pays traverse une grave crise et le bon sens voudrait que les allocations budgétaires que nécessitera cette institution budgétivore aux résultats incertains, soient allouées à d’autres secteurs essentiels et directement liés à la vie des populations vivant dans une précarité extrême », a-t-elle rappelé.

Quant aux élections législatives aussi annoncées avant la fin de cette année 2023, ces opposants exigent qu’un accord soit trouvé pour une issue du contentieux électoral qui perdure depuis 2020 à ce jour.

  • « Cet accord doit déboucher sur la refonte de la gouvernance électorale et la mise en place d’une charte démocratique qui garantit l’éthique, la transparence électorale, et la sécurité des candidats avant, pendant et après les scrutins » ont-ils précisé.

Brigitte Adjamagbo et ses amis ont fait savoir que le Togo traverse une grave crise et le bon sens voudrait que les allocations budgétaires que nécessitera cette institution budgétivore aux résultats incertains, soient allouées à d’autres secteurs essentiels et directement liés à la vie des populations vivant dans une précarité extrême.

  • « La DMK estime que le gouvernement de Monsieur Faure Gnassingbé s’entête à vider le processus de décentralisation de sa substance en instrumentalisant les institutions décentralisées à des fins de conservation du pouvoir d’Etat. Dans ces conditions, adhérer à ce processus, alors que nos 117 communes manquent de liberté réelle d’action et des moyens financiers et matériels adéquats pour se développer, est un leurre et une manière de cautionner l’esbroufe du régime en place, pour abuser la bonne foi du peuple togolais, éternel martyr d’une gouvernance clivante au bénéfice d’une minorité prédatrice sans foi ni loi.
  • Il devient donc exigeant qu’une discussion franche et sincère soit menée pour évaluer la situation de nos communes et prendre les mesures adéquates pour performer leur mission, afin qu’elles jouent pleinement leur rôle de catalyseur de développement à la base, avant d’envisager la poursuite de la
  • politique de décentralisation de notre pays », a fait sa savoir cette entité.

Pour réussir la bataille pour la transparence et l’inclusivité des prochaines élections législatives, dans un climat apaisé, la DMK en appelle à la mobilisation générale.

  • « Jeunesse togolaise, femmes, hommes, élèves, étudiants, syndicats, associations professionnelles, diaspora et classe politique, chacun de nous est appelé à un engagement patriotique pour enfin créer le pacte de la délivrance finale. Il est temps pour nous de nous départir de la peur et de la loi du silence que tente de nous imposer le système RPT Unir », peut-on lire dans sa déclaration.

À cet effet, elle lance un appel aux partis politiques, aux organisations de la société civile et à toute la diaspora à saisir cette opportunité des préparatifs de ces futures élections législatives pour s’accorder sur une plateforme de revendication assorti d’un programme d’actions concertées et planifiées afin de sauver notre République en péril.

Dans ce sens, ces opposants se préparent à adresser un courrier aux acteurs
politiques et à la société civile.

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