Togo l Protection des journalistes et des défenseurs des droits humains : Le nouveau Comité prend la mesure de sa mission

Au Togo, l’environnement dans lequel évoluent les journalistes et les défenseurs des droits humains reste peu enviable, marqué par des défis persistants en matière de sécurité et de liberté d’expression.
Officiellement lancé le 14 novembre 2025, le Comité de Protection des Journalistes et des Défenseurs des Droits Humains augmente ses chances pour un plein succès de sa mission.

Vendredi 26 décembre 2025, les membres du Comité ainsi que des professionnels des médias et des défenseurs des droits humains ont renforcé leurs capacités sur les outils de protection et de reporting et sur l’application Monitoring, Documentation (M2D).

Il s’agit de permettre à ces acteurs de maîtriser des outils de protection modernes, notamment numérique, et des mécanismes de reporting efficaces pour documenter les abus et assurer un suivi approprié.
« Ce Comité est très jeune mais qui pose déjà ses jalons. Sa mission se base sur deux volets notamment la protection des journalistes et celle des droits humains. Il y a eu des acquis au cours de l’exécution du projet dont l’application M2D qui aidera à l’avenir d’atteindre les objectifs du Comité. C’est un outil est important. Nous avons souhaité que le Comité soit davantage outillé sur son utilisation. Une proposition qui a reçu l’approbation de nos partenaires de Dakar dans le cadre du projet FoE Togo », a confié Fabrice Petchezi, Président de l’OTM.

Il convient de rappeler que l’entrée en scène du Comité de Protection des Journalistes et des Défenseurs des Droits Humains au Togo s’inscrit dans le cadre du projet « Promouvoir la liberté
d’expression et des médias, et protéger les défenseurs des droits de l’homme au Togo », financé par l’Union européenne et mise en œuvre par l’Observatoire Togolais des médias
(OTM), en partenariat avec FAMEDEV et IPAO
Au Togo, bien que plusieurs instruments dont la Constitution et le code de la presse et de la communication garantissent la liberté d’expression et la liberté de la presse, la situation sur le terrain est souvent tendue, influencée par le contexte politique.
En 2024, le Togo a connu une chute significative au classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF), passant de la 70e place en 2023 à la 110e (ou 113e) place, principalement en raison de restrictions lors des élections d’avril et de pressions sur les journalistes. Pour 2025, le pays se maintient dans cette zone de faiblesse, se classant à la 121e position sur 180.
La mise en place du Comité de Protection des Journalistes et des Défenseurs des Droits Humains au Togo est essentielle face à ce tableau peu reluisant. Le chantier qui attend ce Comité est vaste.
